Le marché libanais des changes a achevé la semaine dans l’expectative. L’offre du dollar est restée très réticente, alors que la demande était partagée entre les établissements de crédit et la BDL. Cela étant et compte tenu du maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, une partie de l’offre en cette monnaie devait être absorbée par certaines banques à 1 501,25 LL et l’autre partie par la BDL à 1 501 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume des affaires est demeuré très mince hier, ne dépassant pas au total quelque 8 millions de $, selon ces mêmes milieux. À l’étranger, l’euro a franchi allégrement le cap de 1,08 $ sur des marchés des changes très nerveux alors que la menace latente d’une guerre en Irak continue de peser sur le billet vert. Cette perspective a été renforcée par le quotidien The Guardian, qui a évoqué la probabilité d’une intervention bilatérale américano-britannique en Irak, citant des sources informées à Washington et à Londres. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre du sous-secrétaire d’État américain John Bolton que les États-Unis ont des preuves plausibles sur la présence d’armes de destruction massive en Irak qu’ils dévoileront au « moment opportun ». De plus, l’arrestation de six membres d’el-Qaëda en Espagne, qui préparaient des attentats terroristes avec des explosifs et du matériel chimique, a relancé aussi des craintes qui ont affecté le dollar. Enfin, l’annonce par la BBC que des combinaisons de protection chimique ont été distribuées aux troupes d’élite irakiennes ainsi que des comprimés antigaz innervants, laissait croire que les semaines à venir pourraient se révéler dangeureuses sous plus d’un rapport. Dans ce contexte et en attendant le rapport des experts en désarmement de l’Onu qui doit être remis au Conseil de sécurité lundi ainsi que le discours du président George W. Bush mardi sur l’état de l’Union, nombre d’opérateurs n’ont pas voulu à la veille du week-end manquer d’euros, de francs suisses et même de yens. En effet, le dollar devait faire les frais de ce développement surtout après le tassement des bourses américaines. Il s’est ainsi négocié à New York à 1,0840 pour un euro contre 1,0750 la veille, à 1,6345 pour un sterling contre 1,6225, à 1,3520 FS contre 1,3625 et à 117,80 yens contre 118,10. En bourse, les marchés américains se sont enfoncés dans le rouge pour des considérations géopolitiques liées à la situation au Moyen-Orient et sur des résultats mitigés de Corning, JDS Uniphase, Nortel, Lockheed Martin... Les dissensions entre les USA et la France et l’Allemagne sur le cours à suivre face à l’Irak ont également pesé sur la tendance. Finalement, Wall Street a rechuté de 2,85 % et le Nasdaq de 3,32 %. De leur côté, les Bourses européennes ont elles aussi terminé en baisse, dans des marchés calmes mais de plus en plus inquiets à la perspective d’une guerre en Irak et devant la nouvelle remontée de l’euro qui pénalise les sociétés exportatrices du Vieux Continent. À la Bourse de Beyrouth, la tendance générale du marché était à la baisse avec le repli de 131 700 actions B de Solidere de 5 1/4 à 5 $, alors que 3 034 actions A de la même société se maintenaient à 4 7/8 $ ainsi que 11 886 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $ et 10 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché libanais des changes a achevé la semaine dans l’expectative. L’offre du dollar est restée très réticente, alors que la demande était partagée entre les établissements de crédit et la BDL. Cela étant et compte tenu du maintien par cette dernière de sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, une partie de l’offre en cette monnaie devait être absorbée par certaines banques à 1 501,25 LL et l’autre partie par la BDL à 1 501 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume des affaires est demeuré très mince hier, ne dépassant pas au total quelque 8 millions de $, selon ces mêmes milieux. À l’étranger, l’euro a franchi allégrement le cap de 1,08 $ sur des marchés des changes très nerveux alors que la menace latente d’une guerre en Irak continue de...