Le président de la Fédération des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture au Liban, Adnan Kassar, a rejeté catégoriquement la taxe sur les intérêts bancaires incluse dans le projet de budget 2003, affirmant qu’elle porte atteinte d’une manière directe aux lois financières que le Liban a tenu tout au long de son histoire à préserver même dans les circonstances économiques les plus dures. Dans une déclaration faite hier à son retour d’Arabie saoudite, Adnan Kassar a affirmé que cette taxe a provoqué un choc négatif tant auprès des personnes concernées par le secteur bancaire libanais, qu’auprès des déposants résidents et non résidents. « Nous avons ressenti ce choc à travers les nombreuses questions qui nous ont été posées lors de notre présence au forum économique qui vient de s’achever à Djeddah. Les questions posées ont reflété une certaine surprise chez certains et une inquiétude chez d’autres au sujet du secret bancaire », a encore dit M.Kassar. Le président de la Fédération des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture au Liban a insisté que cette taxe, qui a été approuvée en Conseil des ministres sans consultation préalable avec les responsables du secteur bancaire est en violation de la loi sur la zone franche bancaire (décret no 9976 du 1/4/1975 et la loi sur le développement des marchés financiers (décret no 5439 du 20/8/1982). « Ces législations ont été l’un des fondements principaux qui ont contribué à l’essor du secteur bancaire », a-t-il dit. Adnan Kassar a rappelé la position des organismes économiques qui se sont toujours opposés à la solution facile d’imposition de nouvelles taxes, alors que le gouvernement a d’autres alternatives pour honorer ses engagements envers les bailleurs de fonds internationaux du Liban et accroître les revenus du Trésor. « Les alternatives pouvant assurer au Trésor des recettes sont désormais connues. Il s’agit notamment de la régularisation des violations aux biens-fonds maritimes, la régularisation des infractions à la loi de construction, la réduction du volume du secteur public et l’arrêt du gaspillage», a-t-il ajouté. Adnan Kassar a exhorté les instances concernées à procéder sans tarder à une révision du concept de cette taxe, affirmant qu’il craignait que le mal psychologique et matériel que va causer cette taxe au secteur bancaire ne dépasse à moyen et long terme les profits instantanés que pourrait en tirer le gouvernement. L.M.
Le président de la Fédération des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture au Liban, Adnan Kassar, a rejeté catégoriquement la taxe sur les intérêts bancaires incluse dans le projet de budget 2003, affirmant qu’elle porte atteinte d’une manière directe aux lois financières que le Liban a tenu tout au long de son histoire à préserver même dans les circonstances économiques les plus dures. Dans une déclaration faite hier à son retour d’Arabie saoudite, Adnan Kassar a affirmé que cette taxe a provoqué un choc négatif tant auprès des personnes concernées par le secteur bancaire libanais, qu’auprès des déposants résidents et non résidents. « Nous avons ressenti ce choc à travers les nombreuses questions qui nous ont été posées lors de notre présence au forum économique qui vient de...
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