par Élie MASBOUNGI Le style Diouf... Comme pour marquer son style et un nouveau rythme de travail à la tête de l’instance suprême de la francophonie, M. Abdou Diouf, nouveau secrétaire général de l’OIF, a tenu durant le week-end la première réunion du groupe de travail sur la diversité culturelle, organisme mis en place conformément à la Déclaration de Beyrouth. Samedi matin, la réunion du groupe, qui est composé de représentants personnels des chefs d’État et de gouvernement de l’OIF, s’est ouverte sous la présidence de l’ambassadeur du Vietnam, M. Sahn Chau Pham, et en présence de M. Diouf, qui a rappelé, dans une allocution de circonstance, que « la francophonie assume depuis longtemps un rôle de précurseur dans le domaine de la diversité culturelle, question d’une importance réellement stratégique non seulement pour son propre avenir, mais aussi pour celui de tous les peuples. » Le groupe de travail prépare la contribution francophone au projet de convention internationale sur la diversité culturelle dont l’Unesco sera saisie. Deux éditeurs libanais au Midem de Cannes Deux sociétés libanaises de production phonographique font partie des 29 participants franophones au Midem (Marché international du disque et de l’édition musicale) qui a ouvert ses portes samedi dernier à Cannes. Il s’agit de « Byblos Production » représentée par Naji Chahine, et « Elefteriades Productions », représentée par Michel Elefteriades. La première société présente des œuvres de Mounir Bashir, Nabiha Yazbeck et Guy Manoukian alors que la seconde présente Hanine Y Son Cubano, Nahawand et la Compania Garcia Lorca, José Fernandez, Aleph et Tony Hanna. Le groupe d’éditeurs francophones est réuni sous la bannière de l’AIF (Agence intergouvernementale de la francophonie que dirige Roger Dehaybe. Une chambre syndicale des jeunes créateurs de mode C’est finalement Georges Chakra seul qui a affronté la presse étrangère et française spécialisée, jeudi dernier au Cape, pour parler des jeunes créateurs étrangers qui présentent leurs collections à Paris en marge des grands défilés de la haute couture parisienne. Les autres couturiers libanais étaient retenus à Beyrouth ou ailleurs par des présentations privées ou par les préparatifs de leur apparition parisienne. Georges Chakra a évoqué son expérience et réaffirmé la volonté des créateurs venus d’Orient de s’affirmer dans la Ville-Lumière. Pendant la conférence de presse, un journaliste a proposé que les jeunes créateurs venus des pays du Moyen-Orient, du Maghreb, de Turquie et d’autres pays méditerranéens s’organisent en chambre syndicale pour organiser des festivals de couture dans les grandes villes. En commençant par Paris, Rome et New York. Mounir Mouffarige quitte Scherrer pour acquérir « Worth » Les agences de presse internationales (Reuters et AFP), la grande presse française (Le Figaro) et la presse spécialisée anglaise (Fashion Wire Daily) parlent encore de Mounir Moufarrige qui vient de quitter le groupe Sherrer-Smalto (France Luxury Group) pour lancer un nouveau projet : une ligne de lingerie haute couture pour le groupe Worth, propriété du parfumeur britannique Dilesh Metta qui avait tenté récemment d’acquérir Elisabeth Arden. Notre compatriote, qui fait partie maintenant des ténors du luxe international, avait abandonné il y a quelques mois le groupe Richemont de bijouterie et de haute horlogerie pour s’allier à François Barthes (Scherrer, Jacques Fath, Emmanuel Khanh et Harel) puis faire entrer dans le cercle le financier Alain Dumenil qui contrôle la marque Francesco Smalto. Mounir Mouffarige a déclaré à l’AFP qu’il avait achevé sa mission chez « Scherrer-Fath » estimant qu’en 9 mois de partenariat avec les Barthes, il avait « mis de la vie » dans ces marques et les autres labels du groupe. Avec Worth, il compte lancer dans quelques mois un parfum, réitérant son exploit avec Chloé, il y a quelques années. Les projets de l’oncle d’Amérique Tom Barrack, l’homme d’affaires américain d’origine libanaise dont le nom vient d’être cité par de grandes agences de presse pour un récent investissement dans un gigantesque projet touristique dans le sud de l’Italie, est attendu au Liban la semaine prochaine pour une visite privée, à l’invitation d’amis beyrouthins. Il aura néanmoins l’occasion de discuter de certains projets touristiques sur la côte libanaise. Les amis de M. Barrack affirment que l’investisseur US « fera quelque chose » un jour au Liban. Mais à moyen et à long terme, selon ses propres dires. Présence libanaise quand même C’est Nassif Hitti (ambassadeur de la Ligue arabe à Paris) qui défendra nos couleurs vendredi à l’IFRI (Institut français des relations internationales) lors du symposium intitulé « France-Égypte : quelle complémentarité dans le conflit israélo-palestinien ? » Parmi les autres intervenants : Esmat Abdel-Méguid, ancien secrétaire général de la Ligue, Bernard Émié, directeur de la section Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d’Orsay, le journaliste britannique Patrick Seale, Denis Bauchard, président de l’Institut du monde arabe, Mme Mona Makram Ebeid, ancienne parlementaire égyptienne, et Mme May Chartouni-Dubarry, de l’IFRI, qui est par ailleurs la coordinatrice de la manifestation. Le Liban dans la France profonde Récemment élu membre du conseil d’administration du GESA (Groupe d’études sociétaires et actions), notre confrère Joseph Sfeir a inauguré ses activités, la semaine dernière, par une conférence sur l’Irak à Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Le GESA est présidé par Mme Renée Soum, ancienne parlementaire. Dans sa communication, M. Sfeir a brossé un tableau réaliste de la situation en Irak, notamment sur les plans humanitaire et social. Toujours dans les Pyrénées-Orientales, à Rivesaltes, Jawdat Melhem, patron (libanais) d’un hôtel du coin (Le Tropic Hotel), a organisé dans son établissement une soirée pour les vœux du Nouvel An. De nombreux invités français et libanais ont pu déguster les spécialités libanaises préparées par le « chef » de la maison aux sons d’une musique orientale avant d’applaudir une danseuse orientale et d’autres attractions de chez nous. « Barbès Café » à l’hôtel de ville « Barbès Café » : tel était le thème du concert donné la semaine dernière dans les salons de l’hôtel de ville de Paris, dans le cadre des festivités de l’année de l’Algérie en France. C’est le maire Bertrand Delanoë et son adjoint, chargé des relations internationales et de la francophonie, M. Pierre Schapira, qui ont pris l’initiative de cette manifestation. Une sorte d’hommage aux artistes algériens et à l’apport des immigrés d’Algérie, qui contribuent depuis le début du siècle à la vie parisienne. Au cours de la soirée, M. Delanoë et le wali d’Alger, M. Abdelmalek Nourani, ont signé un pacte d’amitié entre les deux capitales.
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