Un jeune médecin libanais, le Dr Nagi Souaiby, a présenté, à la faculté de médecine de l’Université de Montpellier (Institut de médecine légale et de médecine sociale), un mémoire dont le sujet est non seulement hardi et percutant mais d’une actualité indiscutable: «Les violences conjugales». Subi dans la honte et la douleur par des générations de femmes soumises à la brutalité et l’impétuosité tyrannique des époux sans conscience, ce mal n’est généralement abordé qu’évasivement, avec infiniment de ménagements et de pudeur. Le fait qu’un spécialiste libanais l’ait choisi comme sujet d’une étude scientifique constitue un acte de courage et de lucidité digne d’intérêt et d’appréciation particulière. En nous rapportant à l’étude du Dr Souaiby, nous publions certaines données et informations permettant de mieux éclairer un problème qui, comme le souligne l’auteur, «reste encore tabou aux pays du Levant». Ce fait rend en effet particulièrement impossibles des investigations exhaustives basées sur des données et des chiffres précis. L’étude du Dr Souaiby est quand même basée sur 100 cas de violence subis par des femmes libanaises ayant fait appel à l’Association de lutte contre la violence des femmes. Comme le précise le Dr Souaiby dans l’introduction de son étude, «l’échantillon de cent femmes ne peut être représentatif de la population féminine violentée au Liban. Mais dans l’état actuel des choses, toute autre investigation dans ce domaine reste impossible...» Dans le domaine international, le premier instrument contre la violence à l’égard des femmes c’est la déclaration sur l’élimination de cette violence. C’est-à-dire: «Tout acte dirigé contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privatisation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée». La violence physique, explique l’auteur du document, peut être psychologique, sexuelle et s’exercer par l’époux ou des membres de la belle-famille. Il en est de même pour la violence accompagnant l’exploitation de la femme, elle aussi interdite. La violence psychologique, sexuelle et physique, le harcèlement sexuel, l’intimidation, le proxénétisme, la prostitution imposée font partie des actes interdits désignés sous le terme de «violence». En 1993, la Conférence mondiale sur les droits de l’homme a condamné «toute violence et violation de droits visant spécifiquement les femmes». La Conférence de Vienne suscite les organismes de l’Onu et des États membres à éliminer toute violence contre les femmes autant dans la vie publique que dans la vie privée, toute forme d’exploitation y compris le harcèlement sexuel, la traite et toute autre forme d’exploitation dont elles peuvent être victimes. Les violations des droits fondamentaux des femmes, selon l’Acte de Vienne, durant des situations de conflits armés, contreviennent au droit humanitaire international précisant que le viol, l’esclavage sexuel et autres délits du même type exigent des mesures «particulièrement efficaces». Les violences conjugales La tentative intentionnelle de la part du partenaire de maîtriser ou d’intimider l’autre constitue la violence conjugale. La violence peut être psychologique, physique, sexuelle ou même financière. La violence physique, selon l’auteur de l’étude, peut être le fait de battre, asséner des coups de poing, pousser, pincer, viser avec une arme, donner des coups de pied, poignarder, brûler. Du point de vue légal, la violence est assimilée à une voie de fait. L’attaquant utilise ou tente d’utiliser intentionnellement la force contre un individu ou un partenaire non consentant. La violence morale (ou psychologique) se traduit par des menaces, le rabaissement de l’autre, l’humiliation du partenaire, des critiques constantes, le harcèlement ou l’ignorance totale de sa présence, la destruction ou l’atteinte à ses biens, le contrôle de ses finances... L’agression sexuelle et l’exploitation financière Toute activité sexuelle forcée ou tout geste à intention sexuelle non consenti, dans certains pays (le Canada par exemple), est assimilé légalement à une agression sexuelle. Ce délit, précise le Dr Souaiby, n’existe pas dans le Code pénal de bon nombre de pays, dont le Liban. L’exploitation financière, considérée comme un crime au Canada mais comme un simple délit au Liban, consiste au dépouillement total, y compris nourriture et médicaments, d’un partenaire par l’autre. La loi libanaise prévoit une peine de six mois d’emprisonnement mais ne s’applique pas... aux couples mariés! La violence conjugale au sein du couple, signale le Dr Souaiby, évolue par cycles dont l’intensité et la fréquence augmentent avec le temps. Évolution particulièrement dangereuse, susceptible de conduire la victime au suicide ou l’agresseur au crime (homicide). Bien plus difficile, avise l’auteur de l’étude, serait la violence exercée par la femme contre son mari. Difficile à évaluer, sans pour cela estimer que le problème est inexistant au Liban. Selon l’auteur de l’étude, les forces de sécurité intérieure, police et gendarmerie réunies reconnaissent la prédominance (années 1996-1998) des taux de violence masculine (v. tableau). Herpès: une affection à deux virus L’herpès, un virus très contagieux, est responsable d’une infection labiale, le bien connu «herpès labial» ou «bouton de fièvre», et d’une atteinte génitale, «l’herpès génital». L’herpès labial est provoqué par le HSV1 (herpès simplex) et l’herpès génital par le virus HSV2. L’infection par l’un des deux n’immunise pas contre l’autre. L’herpès génital est l’une des maladies sexuellement transmissibles les plus répandues dans le monde. Lors du premier contact avec l’organisme (primo-infection), il se manifeste par des boutons, sous forme de petites bulles douloureuses, localisés dans les régions génitales. Les lésions occasionnées brûlent ou démangent intensément, mais elles peuvent aussi ne donner lieu qu’à une simple irritation. Associés à une fatigue, une poussée de fièvre, des ganglions sensibles et quelquefois des maux de ventre, les symptômes permettent d’établir le diagnostic. Le traitement antiviral s’avère généralement efficace. Il soulage la douleur, hâte la guérison et la durée de la possibilité de transmettre le virus à autrui. Celui-ci est neutralisé en dix jours. Aucun traitement ne peut, à l’heure actuelle, éradiquer ce virus. Il louvoie dans l’organisme, au niveau des ganglions nerveux proches du lieu contaminé au départ. Ensuite l’affection évolue par poussées plus ou moins fréquentes. Sous l’effet du stress, de la fatigue ou d’une baisse immunitaire, le virus réapparaîtra à la surface de la peau, à un endroit très proche de celui de la contamination initiale! Les poussées récurrentes, cependant, sont moins sévères que la primo-infection. RÉGIME Les échanges malins Sans manger moins et se soumettre à la frustration perpétuelle, on peut manger à sa faim tout en respectant certaines indications. Il s’agit en fait non pas de manger moins mais tout simplement de manger «malin». Doser sans tricher Une fois sa ration connue, veiller à ne pas la dépasser... À savoir que 3 à 4 cuillères à soupe de féculents cuits, le double en légumes et la moitié en viande ou poisson représentent une règle d’alimentation permettant de maintenir un poids normal stable. Là où les échanges sont indiqués, c’est quand le poids pèse trop lourd. Pour en perdre donc, remplacer graisse, beurre, huile par du citron, ou alors du laban (allégé), des épices ou un mélange d’herbes fraîches. En relevant l’arôme, la nourriture acquiert de la saveur sans adjonction de calories. En commençant d’ailleurs un repas par des aliments pauvres en calories (soupe, salade, fruits, pamplemousse, tomate, pomme râpée ou en salade avec des herbes). Pour évacuer les toxines, boire un litre d’eau minérale riche en magnésium. Le manque de magnésium se traduit par de l’anxiété, de la lassitude, une chute du taux de sérotonine (un neurotransmetteur). La combinaison de ces manques fait que le sujet est attiré par les éléments sucrés! Résultat: malgré régime et privation, on gagne des kilos au lieu d’en perdre. Pour compenser un écart épisodique (une invitation, un «oubli») ou une paranthèse à sa stricte surveillance alimentaire, remplacer le repas du lendemain par une assiette de légumes vapeur ou des crudités. Sans sauce. Compléter par un bol de laban à 0% en matières grasses mélangé au jus d’un citron, des herbes aromatiques et le blanc d’un œuf bouilli, qui apportera les protéines indispensables. Alzheimer Facteurs de risque: les vrais et les faux Chaque époque connaît des maladies ignorées auparavant, qui épouvantent public et scientifiques jusqu’au moment où la découverte de leur remède marque la victoire de la science, en attendant le prochain fléau. L’Alzheimer fait partie de ces épouvantables fléaux dont on ne maîtrise pas encore la catastrophe. Des hypothèses sont avancées sans pour autant être confirmées, tandis que cette affection neurodégénérative ne cesse de ravager la population de bon nombre de pays du globe. Les études ont permis d’élucider certains de ses caractéristiques sans découvrir la raison de ces lésions qui transforment en quelques années ses victimes en loques humaines démentes... Lentement mais sûrement, les connaissances progressent et les recherches s’intensifient. La recherche fondamentale a permis de saisir les caractéristiques de la maladie: la formation de plaques séniles dans la masse cérébrale, accompagnées de lésions inflammatoires de taille entraînant le dysfonctionnement cérébral. Mais l’origine de ces lésions, cause apparente de la maladie, demeure jusqu’à présent ignorée. Une maladie «rébus» On sait que l’Alzheimer accuse de nombreux facteurs: stress, carences vitaminiques, faible niveau intellectuel, etc., au point où toute personne peut se sentir concernée. Tous ces facteurs de risque cependant n’ont pas le même poids ni la même valeur... Il en est ainsi de la perte de mémoire qui panique certaines personnes une fois la soixantaine passée. Il s’agit en fait de certaines formes de perte mnémonique, que le médecin designe comme altération cognitive isolée. Il ne s’agit pas ici d’habituels «trous» mais d’une amnésie touchant des pans de la mémoire, ce qui dépasse toute ressemblance avec le vieillissement normal. Les tests neuropsychologiques permettent de mettre en évidence ce stade de la maladie reconnu comme particulièrement périlleux. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
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