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France Réactions émouvantes au décès de Françoise Giroud (photo)

La disparition de Françoise Giroud continue de susciter des réactions de tout bord en France. Ainsi, le premier ministre français, M. Jean-Pierre Raffarin, a exprimé sa « profonde tristesse. L’exigence de sa plume, la chaleur de sa voix, ses regards au laser faisaient d’elle un fil rouge entre l’actualité et la pensée », ajoute le Premier ministre pour qui « les engagements de Mme Giroud ont été profondement respectables. » M. Giscard d’Estaing, lui, a salué le « talent, la vitalité et la féminité » de cette grande dame. Son rôle aura été d’ouvrir à deux battants, aux femmes françaises, la porte de leur rôle dans la vie politique, sociale et culturelle de notre pays. Les réformes qu’elle a proposées et mises en œuvre, de 1974 à 1976, constituent l’ensemble décisif de la promotion et de la reconnaissance de la femme en France… », a-t-il dit. En effet, sous la présidence de M. d’Estaing, Giroud a été secrétaire d’État chargée de la condition féminine auprès du Premier ministre, puis secrétaire d’État à la Culture de 1976 à1977. Pour M. Dominique Perben, Garde des sceaux, Giroud a été une « femme d’une sensibilité exceptionnelle. Elle possédait une personnalité très attachante. Sa vision, son exigence, sa rigueur ont été un exemple pour le monde du journalisme. Sa disparition laissera un grand vide, pour les institutions, le monde des lettres et les médias », conclut-il. Ancien collaborateur de Françoise Giroud à l’Express et co-fondateur du Nouvel Observateur, Jean Daniel a estimé que la journaliste décédée dimanche à 86 ans était « une des personnes les plus marquantes du journalisme depuis un siècle et une des combattantes les plus pugnaces en France des droits des femmes.» Pour lui, Giroud était « animée d’une passion pour son métier qui excluait toute espèce de loisir... Elle considérait que c’était un privilège d’être journaliste, qu’on devrait payer et non être payé pour l’exercer ce métier, car le journalisme, ça consistait à épouser l’histoire », a-t-il expliqué. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a rendu hommage « à une grande dame du féminisme. Elle s’est battue tout au long de sa vie pour les droits de la femme et pour un journalisme indépendant, sérieux, sans concession... Elle laisse une marque profonde dans le paysage intellectuel français. Elle était aussi une femme de grande culture, avec un goût prononcé pour l’art contemporain », ajoute M. Delanoë. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a affirmé qu’avec la disparition de Françoise Giroud, « la politique perdait l’une de ses plus fines et subtiles observatrices... Elle visait juste, voyait clair et son sens de la formule était redouté. Bien de figures illustres en ont fait l’expérience. C’était sa conception du journalisme, exigeante, vive et sans concession. Françoise Giroud était aussi capable d’enthousiasme...» Biographe de grand talent, analyste très fine de notre société et de notre époque, Giroud a multiplié réflexions et pensées tant sur la politique, les hommes que sur le pouvoir, les femmes et même le football. Certaines, parfois assassines, sont restées célèbres : « On ne tire pas sur une ambulance »... « Souvent ceux qui sont au pouvoir se croient invulnérables » ... « La féminité n’est pas une incompétence. Elle n’est pas non plus une compétence »... « L’indifférence est une infirmité de l’esprit et du cœur » ... Les obsèques de la journaliste et écrivain auront lieu demain mercredi, à 14h15, au crématorium du Père Lachaise à Paris, a annoncé sa fille, Caroline Eliacheff.
La disparition de Françoise Giroud continue de susciter des réactions de tout bord en France. Ainsi, le premier ministre français, M. Jean-Pierre Raffarin, a exprimé sa « profonde tristesse. L’exigence de sa plume, la chaleur de sa voix, ses regards au laser faisaient d’elle un fil rouge entre l’actualité et la pensée », ajoute le Premier ministre pour qui « les engagements de Mme Giroud ont été profondement respectables. » M. Giscard d’Estaing, lui, a salué le « talent, la vitalité et la féminité » de cette grande dame. Son rôle aura été d’ouvrir à deux battants, aux femmes françaises, la porte de leur rôle dans la vie politique, sociale et culturelle de notre pays. Les réformes qu’elle a proposées et mises en œuvre, de 1974 à 1976, constituent l’ensemble décisif de la promotion et de la...