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SANTÉ Souvenir d’hôpital dans le ventre

Les patients opérés en urgence à l’hôpital ont neuf fois plus de risque que les autres de se retrouver avec un objet laissé par accident à l’intérieur de leur corps, selon une étude américaine. Les résultats de cette étude, publiée dans le New England Journal of Medecine, pourraient permettre aux hôpitaux de trouver des moyens d’éviter que les patients ne quittent la salle d’opération avec un souvenir non désiré, estime Atul Gawande, chirurgien au Brigham & Women’s Hospital de Boston, principal auteur de l’étude. Gawande et ses collègues ont recensé 54 cas de patients victimes de tels accidents, en analysant des dossiers de plaintes déposées entre 1985 et 2001 auprès d’une compagnie d’assurances. Dans plus des deux tiers des cas, le personnel soignant avait oublié dans le corps du patient des éponges servant à absorber le sang. Pour près d’un autre tiers, il s’agissait d’instruments. Les 61 objets laissés à l’intérieur des 54 personnes concernées allaient d’un tampon de la taille d’une pièce de monnaie à une pince en métal de plus de 30 centimètres de long. « Tous ces objets sont très difficiles à égarer à l’intérieur de quelqu’un. Nos données montrent que c’est un problème rare, concernant à peu près une opération sur 15 000 », estime Gawande. « Mais notre étude montre que cela se produit, de manière prévisible dans des situations imprévisibles. » Le risque d’un tel accident est neuf fois plus grand lors d’une opération d’urgence et quatre fois plus quand une modification inattendue survient, comme un nouveau problème à traiter chez le patient.
Les patients opérés en urgence à l’hôpital ont neuf fois plus de risque que les autres de se retrouver avec un objet laissé par accident à l’intérieur de leur corps, selon une étude américaine. Les résultats de cette étude, publiée dans le New England Journal of Medecine, pourraient permettre aux hôpitaux de trouver des moyens d’éviter que les patients ne quittent la salle d’opération avec un souvenir non désiré, estime Atul Gawande, chirurgien au Brigham & Women’s Hospital de Boston, principal auteur de l’étude. Gawande et ses collègues ont recensé 54 cas de patients victimes de tels accidents, en analysant des dossiers de plaintes déposées entre 1985 et 2001 auprès d’une compagnie d’assurances. Dans plus des deux tiers des cas, le personnel soignant avait oublié dans le corps du patient des...