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Coercition ou dialogue : l’Administration Bush divisée

Tiraillée entre la coercition et le dialogue, l’Administration républicaine du président américain George W. Bush est divisée depuis deux ans par une bataille politique interne sur l’attitude à adopter face à la Corée du Nord. Les critiques affirment que ce débat non tranché a abouti à une diplomatie désordonnée, hésitant entre une politique d’isolement de l’État stalinien et un dialogue par à-coups. Les démocrates, qui espèrent saper la domination du président Bush sur la politique étrangère, essayent de profiter de la crise en cours. « Ce changement de position d’un jour à l’autre envoie un message confus et conflictuel », estimait ainsi mercredi le dirigeant de la minorité démocrate du Sénat, Tom Daschle. Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a aussitôt répliqué : « L’Administration rejette cette critique. Notre politique est très stable. » Quelques experts n’hésitent pourtant pas à affirmer que les véritables intentions de l’Administration Bush sont aussi difficiles à déchiffrer que les motivations du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il. « Je crois qu’il est très difficile de savoir ce que l’Administration en pense et nous avons une société ouverte, aussi nous n’avons aucune excuse », dit Ivo Daalder, un ex-responsable de l’Administration démocrate Clinton. Selon les observateurs, un fossé séparerait le département d’État, favorable au dialogue, et le Pentagone et certains faucons de la Maison-Blanche, favorables à un isolement de Pyongyang dans l’espoir qu’il aboutirait à son effondrement. Les divisions profondes sont apparues dès l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche en janvier 2001, lorsque le secrétaire d’État Colin Powell s’est déclaré prêt à poursuivre les discussions entamées par l’Administration Clinton sur les ventes de missiles nord-coréens. M. Bush l’a ensuite contredit lors d’une rencontre tendue avec le président sud-coréen Kim Dae-Jung en affirmant qu’il n’était pas prêt à des discussions. M. Powell avait ensuite affirmé qu’il « était allé un peu trop loin ».
Tiraillée entre la coercition et le dialogue, l’Administration républicaine du président américain George W. Bush est divisée depuis deux ans par une bataille politique interne sur l’attitude à adopter face à la Corée du Nord. Les critiques affirment que ce débat non tranché a abouti à une diplomatie désordonnée, hésitant entre une politique d’isolement de l’État stalinien et un dialogue par à-coups. Les démocrates, qui espèrent saper la domination du président Bush sur la politique étrangère, essayent de profiter de la crise en cours. « Ce changement de position d’un jour à l’autre envoie un message confus et conflictuel », estimait ainsi mercredi le dirigeant de la minorité démocrate du Sénat, Tom Daschle. Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a aussitôt répliqué : «...