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La démocratie toujours étouffée en Syrie

L’organisation américaine de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), a accusé hier dans son rapport annuel le régime syrien de continuer à étouffer les voix de la démocratie et a critiqué les pays occidentaux qui n’exercent pas, selon elle, assez de pressions. « La société civile syrienne naissante et les organisations de défense des droits de l’homme ont reçu de sévères coups dans un pays où la liberté d’expression et d’association était déjà très limitée », affirme HRW. « Le gouvernement syrien a maintenu en 2002 la pression sur le mouvement démocratique en usant d’intimidation et en montant des procès qui ont jeté en prison plusieurs activistes éminents », précise le rapport. Il souligne que « dix partisans de réformes démocratiques ont été condamnés à des peines de prison dans des procès où la transparence et les droits de la défense n’ont pas été garantis ». HRW cite les cas des députés Maamoun Homsi et Riad Seif ainsi que Riad el-Turk, le militant communiste âgé de 73 ans, qui ont été condamnés pour « tentative de changer la Constitution par des moyens illégaux ». Les condamnés avaient appelé à mettre fin à la monopolisation du pouvoir par le parti Baas. Sur les dix condamnés, seul Riad Turk, condamné à deux ans et demi de prison, a bénéficié en novembre d’une grâce présidentielle, indique HRW. « Étant donné la notoriété de certains condamnés, les verdicts ont eu un effet d’intimidation sur l’ensemble du mouvement démocratique », affirme HRW. Pour l’organisation, la situation n’a pas beaucoup changé avec l’accession au pouvoir du président Bachar el-Assad, qui a succédé à son père Hafez el-Assad, décédé en l’an 2000. « La Syrie reste un pays interdit aux organisations de défense des droits de l’homme. Amnesty International y a été admis la dernière fois en 1997 et HRW en 1995 et depuis les autorités syriennes n’ont pas répondu à nos demandes de visite », indique HRW. Le rapport cite également des cas de « disparitions de ressortissants syriens, palestiniens et d’autres nationalités, certaines remontant aux années 1980 ».
L’organisation américaine de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), a accusé hier dans son rapport annuel le régime syrien de continuer à étouffer les voix de la démocratie et a critiqué les pays occidentaux qui n’exercent pas, selon elle, assez de pressions. « La société civile syrienne naissante et les organisations de défense des droits de l’homme ont reçu de sévères coups dans un pays où la liberté d’expression et d’association était déjà très limitée », affirme HRW. « Le gouvernement syrien a maintenu en 2002 la pression sur le mouvement démocratique en usant d’intimidation et en montant des procès qui ont jeté en prison plusieurs activistes éminents », précise le rapport. Il souligne que « dix partisans de réformes démocratiques ont été condamnés à des peines de...