Le marché des changes de Beyrouth est resté dans l’expectative hier en attendant l’issue des conflits au niveau de l’Exécutif qui risquent de générer une crise gouvernementale dans le pays. Dans cette crainte, l’offre du dollar continuait de ralentir sans pour autant entraîner le moindre intérêt à la demande de cette monnaie qui ne parvenait pas d’ailleurs à se placer en dehors de la BDL. Mais après que cette dernière eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié effectivement à 1 501 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison de la réticence du marché à s’engager et à se dégager sur cette monnaie, le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque 10 millions $, entièrement placés à l’achat par la BDL au bas de sa fourchette d’intervention. À l’étranger, le dollar n’a guère profité hier de la hausse de 1,2 % des ventes de détail aux États-Unis en décembre, après qu’il s’est avéré que, hors automobile, cet indice est resté pratiquement inchangé par rapport à novembre. Ce phénomène, qui a déçu les opérateurs, n’a pas tardé à entraîner une certaine désaffection pour les placements en actifs américains. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de certaines sources que les inspecteurs de l’Onu auraient découvert des substances douteuses en Irak, ce qui a accentué la tendance négative du marché envers le dollar. Dans ce contexte, l’euro a été le principal bénéficiaire des attaques lancées contre le billet vert surtout après l’annonce par l’Insee d’une hausse de 1,2 % de la production industrielle française en novembre et d’un excédent du commerce extérieur français de 273 M EUR en novembre et de 8,924 mds EUR sur les onze premiers mois de 2002. Il en est de même de la hausse de 0,4 % de la production industrielle britannique en novembre qui a soutenu le sterling. En effet, le dollar devait présenter des signes de faiblesse, se négociant à New York à 1,0555 pour un euro contre 1,0540 la veille, à 1,6050 pour un sterling contre 1,6005, à 1,3860 FS contre 1,3870 et à 118,05 yens contre 118,95. Bourses : tendance légèrement haussière En Bourse, les marchés américains sont restés dans le vert hier, en anticipation de la publication des résultats d’Intel et sur de bonnes nouvelles d’Alcatel. Mais il n’en demeure pas moins que la cote avait plus besoin d’assurance que l’économie va mieux après les chiffres des ventes de détail, ont souligné les analystes, estimant que la publication aujourd’hui du Livre beige de la Fed donnera une idée plus claire sur l’évolution de l’économie américaine. Dans cette attente, Wall Street a clôturé en hausse de 0,64 % et le Nasdaq de 1,04 %. De leur côté, les Bourses européennes étaient mitigées en raison des préoccupations économiques et géopolitiques, tentant une reprise par endroits mais sans grande conviction. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 1 000 actions A de Solidere de 5 à 4 7/8 $, la hausse de 4 000 certificats GDR de la Blom Bank de 19 5/8 à 19 7/8 $ et la stabilité de 7 000 actions B de Solidere à 5 $, de 7 931 actions C de la Byblos Bank à 1 3/8 $ ainsi que de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché des changes de Beyrouth est resté dans l’expectative hier en attendant l’issue des conflits au niveau de l’Exécutif qui risquent de générer une crise gouvernementale dans le pays. Dans cette crainte, l’offre du dollar continuait de ralentir sans pour autant entraîner le moindre intérêt à la demande de cette monnaie qui ne parvenait pas d’ailleurs à se placer en dehors de la BDL. Mais après que cette dernière eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié effectivement à 1 501 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison de la réticence du marché à s’engager et à se dégager sur cette monnaie, le volume des échanges n’aurait...