Le dollar a débuté la semaine à Beyrouth dans le calme sur un marché dépourvu de motivations à l’offre, mais en l’absence aussi d’intérêts à la demande en dehors de la BDL. Dans ce contexte, celle-ci est restée la principale contrepartie à l’achat de cette monnaie au point inférieur de sa fourchette d’intervention. Cela étant, et eu égard au maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 501 LL dans un volume d’affaires ne dépassant pas au total quelque 10 millions $, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL. À l’étranger, le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur un marché retenant son souffle à la veille de la publication des ventes de détails aux États-Unis en décembre, baromètre de l’ébauche d’une reprise de l’économie américaine. À cet égard, certains analystes tablent d’ores et déjà sur un bon chiffre (en hausse de 1,2 %), ce qui explique le regain d’intérêt manifesté hier pour le billet vert. Cela d’autant que la menace d’une intervention de la Banque nationale suisse sur le marché des changes, alors que l’économie helvétique souffre actuellement du niveau élevé du franc suisse, redonnait plus d’actualité aux placements en dollar. De plus, la révision à la hausse par la banque de réserve de Philadelphie de son indice d’activité des entreprises industrielles pour décembre à +11,3, au lieu de +7,2 précédemment annoncé, contre +6,1 en novembre, a également agi à l’actif du dollar. Pourtant, l’hésitation des Bourses américaines à la hausse ne tardait pas à vulnérabiliser le billet vert qui s’est finalement négocié à New York à 1,0540 pour un euro contre 1,0580 vendredi dernier, à 1,5995 pour un sterling contre 1,6075, à 1,3865 FS contre 1,38 et à 118,95 yens contre 119,25. Volatilité de Wall Street et du Nasdaq En Bourse, les marchés américains des actions ont évolué sur un ton irrégulier, tantôt dans le rouge tantôt dans le vert, ne parvenant pas à s’engager franchement dans une direction déterminée en raison d’un regain d’incertitudes sur les résultats des entreprises pour le 4e trimestre 2002 qui seront publiés ces prochaines semaines. Hausses et baisses ont donc alterné d’un endroit à l’autre alors que la situation en Irak continuait de préoccuper la communauté financière. En clôture, Wall Street a affiché un gain de 0,01 % alors que le Nasdaq cédait 0,11 %, la révision à la hausse de l’indice d’activité de la Réserve de Philadelphie et l’annonce par le Conference Board d’une hausse de l’indice de confiance des chefs d’entreprise américains à 58 pts au 4e trimestre n’ayant pas pour autant soutenu la cote. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient pour la plupart terminé en hausse, soutenues par la progression de 2,5 % de la production industrielle allemande en décembre et par le relèvement de JP Morgan de sa recommandation pour les valeurs de la haute technologie européenne. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la hausse de 40 000 actions A de Solidere de 4 7/8 à 5 $ et de 3 900 actions du Beirut Interbank Fund de 100 3/4 à 101 5/8 $ ainsi que la baisse de 18 802 actions de Rymco de 1 7/8 à 1 3/4 $ alors que 15 000 actions B de Solidere, 1 000 actions de la Byblos Bank et 10 000 actions de Holcim se maintenaient à 5 $, 1 3/8 $ et 19/32 $ respectivement. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a débuté la semaine à Beyrouth dans le calme sur un marché dépourvu de motivations à l’offre, mais en l’absence aussi d’intérêts à la demande en dehors de la BDL. Dans ce contexte, celle-ci est restée la principale contrepartie à l’achat de cette monnaie au point inférieur de sa fourchette d’intervention. Cela étant, et eu égard au maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 501 LL dans un volume d’affaires ne dépassant pas au total quelque 10 millions $, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL. À l’étranger, le dollar a évolué dans des marges étroites face aux autres grandes monnaies, sur un marché retenant son souffle à la veille de la publication...