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Ski - Coupe du monde Ivica Kostelic, un air de famille

Le Croate Ivica Kostelic a ajouté une perle supplémentaire à la saga familiale en remportant hier le slalom de Bormio, comptant pour la Coupe du monde masculine de ski alpin, alors que Jean-Pierre Vidal a laissé échapper la victoire pour « une faute d’inattention ». Le champion olympique à Salt Lake City possédait en effet 54/100e d’avance sur Ivica au temps intermédiaire de la seconde manche, quand il a raté la « banane » (porte qui fait changer de direction). « Quand on skie comme je skie pour gagner, il faut aller très vite. Et la moindre petite faute ne pardonne pas », a expliqué le Savoyard de la Toussuire. Sur une pente facile, le Mauriennais a néanmoins démontré ses progrès sur les parties plates. « Ce qui est de bon augure pour les championnats du monde de St-Moritz », a-t-il souligné. En attendant, son erreur a permis aux Kostelic de se mettre à nouveau en valeur. Il y a une semaine, la prodige Janica avait précédé d’une heure son frère dans la victoire. Pour son 21e anniversaire, elle avait remporté à Bormio déjà son 15e succès en slalom, avant que Ivica, 23 ans, ne l’imite à Kranjska Gora (Slovénie). Cette fois, Janica, qui s’est entraînée ces derniers jours dans la station voisine de Santa Caterina Valfurva, a ouvert les deux manches du slalom masculin. Troisième temps sur le parcours initial, le tenant de la Coupe du monde de slalom a bénéficié des conseils précieux de Janica sur le second parcours. « Cela m’a été très utile, car Miller avait réussi une performance. Grâce à Janica, j’étais confiant et j’ai été assez agressif », a expliqué le champion croate, musicien et chanteur à ses heures perdues. Miller enfin Plus que d’avoir repris la tête au classement général de la Coupe du monde, l’Américain Bode Miller était heureux d’avoir enfin conclu son premier slalom de la saison. Avec son style rodéo, le skieur du New Hampshire est toujours en sursis. Malgré les nombreuses fautes, il a pris la 2e place, à 40/100e de Kostelic, après avoir raté sa première manche (9e temps). « Seuls des accidents matériels m’avaient empêché de monter sur le podium et même de gagner à Park City et à Sestrières », a rappelé le skieur aux moufles. Champion olympique 1998, le Norvégien Hans-Petter Buraas, 3e, a confirmé son retour en forme après deux saisons passées à soigner ses vertèbres cervicales. La démonstration de Janica a permis de faire des comparaisons chronométriques avec ses collègues masculins, peu flatteuses pour ces derniers. Au total, la triple championne olympique de Salt Lake City n’a abandonné que 4 secondes sur son frère, avec il est vrai l’avantage chaque fois d’une piste parfaite. Son père, Ante, a retenu qu’elle avait seulement concédé dans la seconde manche 17/100e au Norvégien Kjetil-Andre Aamodt, qui n’est plus un grand slalomeur. Dans ce contexte, le retour de Hermann Maier, demain en slalom géant à Adelboden (Suisse), est une bonne nouvelle pour le ski alpin. Retour tant attendu de Maier Hermann Maier, le triple vainqueur de la Coupe du monde masculine de ski alpin, a mis fin à un an et demi d’absence et d’attente avec son retour à la compétition fixé demain. Cette nouvelle intervient après plusieurs retours différés, au rythme d’informations rassurantes suivies de rumeurs pessimistes et de rechutes. Ce qui avait divisé le petit monde du ski entre ceux qui croyaient encore au « come-back » et ceux qui jugeaient « l’histoire définitivement close ». Ce retour a surpris jusqu’à l’encadrement de l’équipe d’Autriche. « On ne pensait pas qu’il pourrait le faire cette saison. Il n’a que 15 jours de ski intensif depuis son accident », a souligné Toni Giger, le chef d’équipe. « Mais les derniers tests d’entraînement, en compagnie de membres de l’équipe (dont les géantistes Hans Knauss et Christoph Gruber) ont été probants », a indiqué le responsable. Fidèle à son surnom Herminator, l’ex-maçon a choisi le moment propice pour retrouver son énergie bionique. Le ski alpin, boudé par les télévisions qui ne peuvent s’accommoder des incertitudes climatiques, avait besoin de son champion. Maier, 30 ans, c’est un énorme palmarès construit en quelques saisons : double champion olympique (super G et slalom géant) à Nagano en 1998, deux médailles d’or aux championnats du monde 1999 à Vail (super G et descente), 41 victoires en Coupe du monde. Et puis, surtout, trois grands globes de cristal, qui récompensent le skieur le plus complet. Sa chute spectaculaire dans la descente olympique de Nagano avait servi aussi l’image d’un casse-cou indestructible. Héros Même hors des pistes, Maier demeurait présent. « En Autriche, il est toujours un héros, une star. Le magazine américain Forbes a révélé que son site Internet était, au niveau des champions du sport, le deuxième le plus fréquenté au monde, avec un millier de visites quotidiennes, juste derrière celui de Tiger Woods », avait souligné en mars dernier Hubert Burboeck, un des responsables de son fan-club, lors des finales de la Coupe du monde à Altenmarkt et Flachau. Dans les jours suivant son grave accident, le www.hm1.com avait enregistré quelque 16 000 visites quotidiennes. Ces chiffres expliquent la fidélité des parraineurs, à commencer par l’équipementier (skis, chaussures, fixations) Atomic, dont l’usine est située à trois kilomètres de Flachau, et la banque Raiffeisen, pour laquelle il a tourné un spot en Afrique du Sud. En 2001, la presse autrichienne avait estimé ses gains annuels à 7,6 millions d’euros net. À l’époque, le Salzbourgeois prêtait son image à une soixantaine de produits commercialisés. Mais cette manne se réduisait avec le temps et un retour qui se faisait attendre. Maier retrouve le Cirque blanc, qu’il avait abandonné en dominateur incontesté, avec son compatriote Stephan Eberharter, autrefois son vassal, qui a pris la place du roi. On comprend pourquoi le scénario de Herminator II passionne l’Autriche.
Le Croate Ivica Kostelic a ajouté une perle supplémentaire à la saga familiale en remportant hier le slalom de Bormio, comptant pour la Coupe du monde masculine de ski alpin, alors que Jean-Pierre Vidal a laissé échapper la victoire pour « une faute d’inattention ». Le champion olympique à Salt Lake City possédait en effet 54/100e d’avance sur Ivica au temps intermédiaire de la seconde manche, quand il a raté la « banane » (porte qui fait changer de direction). « Quand on skie comme je skie pour gagner, il faut aller très vite. Et la moindre petite faute ne pardonne pas », a expliqué le Savoyard de la Toussuire. Sur une pente facile, le Mauriennais a néanmoins démontré ses progrès sur les parties plates. « Ce qui est de bon augure pour les championnats du monde de St-Moritz », a-t-il souligné. En attendant,...