Un colloque intitulé « Art, censure et démocratie » réuni depuis trois jours à Marseille des artistes, des universitaires et des journalistes qui évoquent en particulier « les effets de la marchandisation de la culture », selon ses organisateurs. « Il n’y a pas de véritable censure en France, ou très peu », assure l’organisateur Jacques Serrano, se souvenant d’un artiste qui avait pu mettre en scène « l’accouplement d’acteurs porno dans une galerie parisienne. Il y a plutôt de réelles entraves économiques à la création et la diffusion », ajoute-t-il. Le directeur de l’association « Les rencontres place publique » organise ces débats au Fonds régional d’art contemporain de Paca, en collaboration avec l’hebdomadaire Politis et le Centre d’études et de recherche en arts plastiques de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L’avocate parisienne Agnès Tricoire a présenté l’Observatoire de la liberté d’expression en matière de création (Ligue des droits de l’homme). Et deux débats ont posé la question « L’art a-t-il tous les droits ? », quelques mois après l’affaire Rose bonbon, un roman mettant en scène un assassin pédophile que des associations avaient voulu faire interdire à la vente aux mineurs. Y ont participé notamment le président des Éditions de l’Aube, Jean Viard, et les écrivains Jean-Paul Curnier et Mathieu Lindon (dont le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua avait voulu faire interdire à la vente aux mineurs le livre Prince et Léonardours en 1987). Les débats ont également évoqué le cas d’un artiste marseillais, Hervé Paraponaris, qui avait été jugé pour avoir exposé ses « objets volés » en 1996, selon M. Serrano. Mais, au-delà des anecdotes, il devrait surtout être question d’une « censure économique aux mécanismes insidieux ».
Un colloque intitulé « Art, censure et démocratie » réuni depuis trois jours à Marseille des artistes, des universitaires et des journalistes qui évoquent en particulier « les effets de la marchandisation de la culture », selon ses organisateurs. « Il n’y a pas de véritable censure en France, ou très peu », assure l’organisateur Jacques Serrano, se souvenant d’un artiste qui avait pu mettre en scène « l’accouplement d’acteurs porno dans une galerie parisienne. Il y a plutôt de réelles entraves économiques à la création et la diffusion », ajoute-t-il. Le directeur de l’association « Les rencontres place publique » organise ces débats au Fonds régional d’art contemporain de Paca, en collaboration avec l’hebdomadaire Politis et le Centre d’études et de recherche en arts plastiques de...
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