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Les risques de guerre se sont réduits, estime Londres

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a estimé hier que la probabilité d’un conflit contre l’Irak s’était réduite, réaffirmant qu’une guerre n’était « pas inévitable ». M. Straw a jugé que les déclarations anonymes d’un ministre, selon lesquelles la probabilité d’un conflit contre l’Irak avait reculé de 60 % à 40 %, constituaient une « description raisonnablement précise » de la situation actuelle, même si cette situation « change chaque jour ». Interrogé pour savoir pourquoi les risques de guerre avaient reculé, le chef de la diplomatie est resté évasif. « En raison du processus d’inspections, parce qu’il se poursuit, a-t-il expliqué sur la BBC-radio. On a beaucoup parlé de la guerre dans les journaux en laissant entendre qu’elle avait 100 % de chances d’avoir lieu, il est important d’essayer de corriger cette impression ». « J’ai toujours répété qu’une guerre n’était pas inévitable, que la préférence de la communauté internationale allait à une solution pacifique », a ajouté le chef de la diplomatie britannique. « Nous avons eu un accord de la communauté internationale (...) pour envoyer des inspecteurs (en désarmement en Irak) et pour obliger Saddam Hussein à accepter l’autorité de la communauté internationale, a-t-il poursuivi. Si cela peut continuer de cette façon, alors la question pourra être réglée de façon pacifique, et nous prions tous pour que ce soit le cas ». M. Straw a par ailleurs rejeté les accusations du président irakien Saddam Hussein, lancées hier matin, selon lesquelles les inspecteurs en désarmement de l’Onu se livrent à « un pur travail de renseignements ». Il a aussi déclaré que l’Irak est devenu depuis 1991 « un test décisif de la détermination mondiale à obliger les États à remplir leurs engagements en matière de non-prolifération » des armes de destruction massive. M. Straw devait exposer à plus de 150 ambassadeurs et diplomates britanniques, réunis en congrès hier et aujourd’hui à Londres, les « nouvelles priorités stratégiques » du gouvernement britannique, selon des extraits de son discours diffusé à la presse. Le Premier ministre Tony Blair devrait également faire une intervention lors de cette réunion à grande échelle qui constitue une première selon la presse. « Le désarmement de l’Irak est essentiel », souligne M. Straw. « Aujourd’hui, la prolifération d’armes nucléaires, chimiques et biologiques présente la plus grande menace pour notre sécurité nationale et pour la paix dans le monde », affirme M. Straw. « Le désarmement irakien – qu’il soit obtenu par des moyens pacifiques ou par la force – est essentiel à la fois en termes de capacité du monde à faire face à la menace que représentent les armes de destruction massive et en termes d’autorité pour les Nations unies », estime-t-il. Le chef de la diplomatie britannique entend démontrer que « le terrorisme et les “régimes voyous” sont dans le même panier » car, selon lui, les seconds peuvent apporter aux premiers des armes de destruction massive. « Notre objectif immédiat doit être le développement de techniques efficaces pour désorganiser et éliminer les groupes terroristes qui voudraient se procurer des armes de destruction massive ».
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a estimé hier que la probabilité d’un conflit contre l’Irak s’était réduite, réaffirmant qu’une guerre n’était « pas inévitable ». M. Straw a jugé que les déclarations anonymes d’un ministre, selon lesquelles la probabilité d’un conflit contre l’Irak avait reculé de 60 % à 40 %, constituaient une « description raisonnablement précise » de la situation actuelle, même si cette situation « change chaque jour ». Interrogé pour savoir pourquoi les risques de guerre avaient reculé, le chef de la diplomatie est resté évasif. « En raison du processus d’inspections, parce qu’il se poursuit, a-t-il expliqué sur la BBC-radio. On a beaucoup parlé de la guerre dans les journaux en laissant entendre qu’elle avait 100 % de chances d’avoir...