Les preuves s’accumulent contre le bagagiste de Roissy
le 03 janvier 2003 à 00h00
Abderazak Besseghir, le bagagiste de l’aéroport parisien de Roissy interpellé samedi en possession d’armes et d’un engin explosif dans le coffre de sa voiture, apparaît dans une situation délicate après la découverte de traces d’explosifs sur la banquette arrière de son véhicule. Si ces nouveaux éléments ne permettent pas de tirer des conclusions définitives sur la participation de ce Français de 27 ans à l’éventuelle préparation d’un acte terroriste, ils fragilisent un peu plus sa version des faits sur une éventuelle « machination » dont il ferait l’objet. Inculpé et écroué mercredi soir, Besseghir a affirmé devant le juge qu’il ignorait « complètement » que le coffre de sa voiture contenait des armes et des explosifs. Alertés par un chien spécialisé dans la détection d’explosifs, qui avait marqué un arrêt devant la banquette, les policiers ont procédé à des analyses techniques réalisées à partir de prélèvements qui ont confirmé la présence de traces d’explosifs. Ces traces ont été relevées sur le siège et le dossier de la banquette arrière ainsi que sur un siège-auto de bébé, qui se trouvait dans le véhicule, a-t-on indiqué jeudi de source judiciaire. La nature exacte de cet explosif n’a pas été déterminée à ce stade. Il n’a notamment pas été établi s’il était similaire à celui retrouvé dans le coffre du véhicule, c’est-à-dire de la tolite. Dans les semaines à venir, le juge d’instruction Gilbert Thiel, spécialisé dans la lutte antiterroriste, devrait s’appuyer notamment sur les diverses expertises en cours pour tenter de démêler les fils de ce dossier dans lequel de nombreuses zones d’ombre subsistent. « Nous attendons avec impatience et sérénité les analyses de police technique concernant notamment les empreintes digitales ou les traces ADN relevées sur les armes et les explosifs », avait déclaré l’avocat du bagagiste, Me Philippe Dehapiot.
Abderazak Besseghir, le bagagiste de l’aéroport parisien de Roissy interpellé samedi en possession d’armes et d’un engin explosif dans le coffre de sa voiture, apparaît dans une situation délicate après la découverte de traces d’explosifs sur la banquette arrière de son véhicule. Si ces nouveaux éléments ne permettent pas de tirer des conclusions définitives sur la participation de ce Français de 27 ans à l’éventuelle préparation d’un acte terroriste, ils fragilisent un peu plus sa version des faits sur une éventuelle « machination » dont il ferait l’objet. Inculpé et écroué mercredi soir, Besseghir a affirmé devant le juge qu’il ignorait « complètement » que le coffre de sa voiture contenait des armes et des explosifs. Alertés par un chien spécialisé dans la détection d’explosifs, qui avait...
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