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Actualités - Chronologie

Une victoire pour notre peuple, affirme l'Autorité

Bill Clinton et les responsables américains, craignant une escalade incontrôlée de la violence, ont multiplié les contacts avec les dirigeants du Proche-Orient et des ministres européens pour tenter d’arrêter un engrenage des affrontements. «Nous restons très, très préoccupés par la situation et espérons faire tout notre possible pour éviter une escalade», a déclaré samedi soir un porte-parole de la Maison-Blanche, P.J. Crowley. «Nous mettons l’accent sur l’arrêt des violences, car si elles continuent, il y a toujours le danger qu’elles aboutissent à une situation beaucoup plus difficile», a déclaré le porte-parole. Selon lui, Washington fait tout «pour arrêter les violences, désamorcer la situation et aider les deux parties à revenir à un point où nous pourrons à nouveau nous concentrer sur le processus de paix». Le président américain, qui a annulé ses déplacements électoraux ce week-end en raison des événements, a téléphoné plusieurs fois au Premier ministre israélien Ehud Barak, au président palestinien Yasser Arafat et au président égyptien Hosni Moubarak. Ces entretiens ont porté sur la fin des affrontements, mais aussi sur une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu «qui soit utile et acceptable aux deux parties» et sur l’enlèvement de trois soldats israéliens par le Hezbollah à la frontière entre Israël et le Liban, selon le porte-parole. Les responsables américains n’ont pas voulu directement commenter l’ultimatum de 48 heures donné par M. Barak à Yasser Arafat pour mettre fin à la violence, sous peine d’un arrêt du processus de paix. L’ultimatum a été rejeté par les Palestiniens. Selon CNN, Mme Albright a demandé à Paris d’intervenir auprès de l’Iran afin que ce pays exerce une influence modératrice auprès du Hezbollah. Le département d’État a aussi rappelé aux Israéliens et Palestiniens «les engagements» pris à Paris cette semaine pour revenir au calme, selon un communiqué. Un autre responsable américain, le secrétaire à la Défense William Cohen, a réclamé à Tunis «un cessez-le-feu immédiat au Proche-Orient, afin de permettre le retour des deux parties à la table des négociations». «Si cela continue, la violence échappera à tout contrôle et provoquera davantage de destructions et de morts», a-t-il averti après une brève visite en Tunisie. La poursuite des violences concerne au premier chef les États-Unis, qui ont lancé, sans succès, une série d’appels au calme ces derniers jours. Le président Bill Clinton, dont les derniers espoirs d’instaurer une paix durable au Proche-Orient avant de quitter la Maison-Blanche en janvier prochain s’évanouissent rapidement, a tenté en vain cette année de promouvoir à Washington des accords entre Israël et la Syrie, puis entre Israéliens et Palestiniens.
Bill Clinton et les responsables américains, craignant une escalade incontrôlée de la violence, ont multiplié les contacts avec les dirigeants du Proche-Orient et des ministres européens pour tenter d’arrêter un engrenage des affrontements. «Nous restons très, très préoccupés par la situation et espérons faire tout notre possible pour éviter une escalade», a déclaré samedi soir un porte-parole de la Maison-Blanche, P.J. Crowley. «Nous mettons l’accent sur l’arrêt des violences, car si elles continuent, il y a toujours le danger qu’elles aboutissent à une situation beaucoup plus difficile», a déclaré le porte-parole. Selon lui, Washington fait tout «pour arrêter les violences, désamorcer la situation et aider les deux parties à revenir à un point où nous pourrons à nouveau nous concentrer sur le...