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Actualités - Chronologie

Trois soldats tués ces dernières 24 heures en Tchétchénie

La défense a commencé, vendredi à Camp Zeist (Pays-Bas), à mettre implicitement en cause la nébuleuse palestinienne dans la genèse de l’attentat de Lockerbie. William Taylor, l’avocat de l’un des deux suspects libyens, a relevé une série de «coïncidences» troublantes dans le parcours d’un militant kurde iranien, Parvez Tahiri, suggérant qu’il avait été en contact avec une cellule du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG) démantelée à Francfort deux mois avant l’attentat. À l’ouverture du procès, le 3 mai, la défense avait annoncé son intention d’incriminer, en lieu et place des deux Libyens, le FPLP-CG ainsi que le Front de lutte populaire palestinien (FLPP), mentionnant une dizaine de personnes, dont Parvez Tahiri. Parvez Tahiri, 42 ans, qui réside actuellement en Suède, avait pris place à Francfort dans le vol 103 de la Pan Am détruit au-dessus du village écossais de Lockerbie le 21 décembre 1988. Il en était descendu à l’escale de Londres. Les deux suspects libyens, Abdel Basset Ali al-Megrahi et al-Amin Khalifa Fhimah, sont accusés d’avoir acheminé, depuis Malte, via Francfort et Londres, la bombe qui a explosé dans le Boeing américain, faisant 270 morts. Front dégarni, trapu, s’exprimant avec lenteur et précaution, M. Tahiri a protesté, devant la cour, de sa bonne foi : «Ce n’est pas parce qu’on va retirer de l’argent dans une banque et qu’il y a un hold-up au même moment qu’on doit être tenu pour responsable du hold-up», a-t-il rétorqué à l’avocat qui soulignait les multiples coïncidences jalonnant son itinéraire. Parmi celles-ci, le fait que la police allemande ait retrouvé dans son carnet une adresse – Sandweg 28 à Francfort – et un numéro de téléphone qui étaient précisément ceux de l’appartement habité par la cellule du FPLP-CG. Des armes, des munitions et des explosifs, notamment du Semtex comme celui utilisé dans l’attentat de Lockerbie, avaient été saisis par la police allemande lors du démantèlement de ce réseau. Parvez Tahiri a expliqué que cette adresse se trouvait dans son carnet par hasard parce qu’il voulait visiter cet appartement pour le louer. Autre coïncidence, selon l’avocat, le vif intérêt que semblait manifester à l’époque M. Tahiri pour les métiers de la restauration rapide, métiers qui servaient de couverture aux activités de la cellule du FPLP-CG démantelée à Francfort. À l’audience, M. Tahiri a expliqué qu’il avait été entraîné au maniement des armes lors de son passage dans l’armée iranienne. Il a déclaré qu’il avait ensuite quitté l’Iran, en raison de son opposition au régime. Interrogé par l’accusation sur son éventuelle appartenance à une organisation palestinienne, M. Tahiri a répondu qu’il «n’avait jamais connu un Arabe de toute sa vie». Dans les premiers mois qui ont suivi l’attentat de Lockerbie, les soupçons des enquêteurs, avant de se cristalliser sur la Libye, se sont portés sur le FPLP-CG, un groupe fondé par Ahmed Jibril et soutenu par Damas. Selon une théorie qui a circulé avec insistance à l’époque, l’Iran aurait commandité l’attentat de Lockerbie au FPLP-CG en représailles à la destruction d’un Airbus iranien dans le Golfe, en juillet 1988, par un missile lancé depuis un croiseur américain, l’USS Vincennes. Le volet palestinien du procès se poursuivra lundi avec la comparution probable d’Abou Talib, un ancien membre du FLPP qui purge une peine de prison à perpétuité en Suède pour terrorisme.
La défense a commencé, vendredi à Camp Zeist (Pays-Bas), à mettre implicitement en cause la nébuleuse palestinienne dans la genèse de l’attentat de Lockerbie. William Taylor, l’avocat de l’un des deux suspects libyens, a relevé une série de «coïncidences» troublantes dans le parcours d’un militant kurde iranien, Parvez Tahiri, suggérant qu’il avait été en contact avec une cellule du Front populaire de libération de la Palestine-commandement général (FPLP-CG) démantelée à Francfort deux mois avant l’attentat. À l’ouverture du procès, le 3 mai, la défense avait annoncé son intention d’incriminer, en lieu et place des deux Libyens, le FPLP-CG ainsi que le Front de lutte populaire palestinien (FLPP), mentionnant une dizaine de personnes, dont Parvez Tahiri. Parvez Tahiri, 42 ans, qui réside...