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Actualités - Chronologie

Expositions Jean-Marc Nahas au campus de l'ESA

C’est une jeune sculptrice franco-canadienne que le comité de «Longue Vie» de Bhersaf a choisie pour créer une fontaine à l’entrée de sa maison de repos. Installée depuis 1996 à Pietrasanta, le village de Toscane où des générations de sculpteurs (dont un certain Michel-Ange) ont travaillé les marbres les plus recherchés du monde, comme celui de Carrare, Nicole Dumas a abandonné toutes ses autres occupations depuis cette date. «J’ai étudié la céramique et la poterie au Québec jusqu’à l’âge de 22 ans, raconte-t-elle. Puis je me suis tournée vers la masso et la kinésithérapie pendant 15 ans. Je cherchais à développer une certaine sensibilité, d’avoir en quelque sorte des yeux au bout des doigts». En 1989, Nicole Dumas s’inscrit de nouveau à l’université, mais cette fois-ci pour obtenir un diplôme en arts plastiques. Tout en continuant à exercer à l’hôpital, elle sculpte et, petit à petit, le thème dominant se forme : la naïveté. «Je m’intéresse autant au versant figuratif qu’au versant abstrait», explique-t-elle. L’amour domine, avec des variantes intéressantes de couples enlacés ou de mères portant leur enfant. C’est en 1999, en Italie, qu’elle rencontre Louis et Françoise Gemayel, dont les parents sont les fondateurs de «Longue Vie». La décision de venir au Liban est rapidement prise, et Nicole Dumas s’attache rapidement au centre et à ceux qui y habitent, patients et personnel soignant. «Le lieu est tellement agréable et les gens si pleins d’amour et de patience», s’enthousiasme-t-elle. De retour en Toscane, elle travaille sur des maquettes, mais les résultats ne la satisfont pas. Elle n’hésite pas à revenir au Liban, en mai 1999. «Je ressentais le besoin d’être sur place», dit-elle. Pendant trois semaines, elle sculpte une pierre de 12 tonnes, issue de la carrière qui se trouve sur la route entre Bickfaya et Kleiat. Une expérience à la hauteur de ses espérances. «On m’avait conseillée de travailler très habillée, à cause de la compagnie exclusivement masculine, raconte-t-elle en souriant. Je n’ai rencontré que du respect et de la curiosité pour ce que j’entreprenais». C’est hier, en présence de personnalités artistiques et de notables de la région, que Nicole Dumas a inauguré sa fontaine éclairée, au pied de laquelle a été inscrite une phrase de Gibrane. Un hymne à l’amour.
C’est une jeune sculptrice franco-canadienne que le comité de «Longue Vie» de Bhersaf a choisie pour créer une fontaine à l’entrée de sa maison de repos. Installée depuis 1996 à Pietrasanta, le village de Toscane où des générations de sculpteurs (dont un certain Michel-Ange) ont travaillé les marbres les plus recherchés du monde, comme celui de Carrare, Nicole Dumas a abandonné toutes ses autres occupations depuis cette date. «J’ai étudié la céramique et la poterie au Québec jusqu’à l’âge de 22 ans, raconte-t-elle. Puis je me suis tournée vers la masso et la kinésithérapie pendant 15 ans. Je cherchais à développer une certaine sensibilité, d’avoir en quelque sorte des yeux au bout des doigts». En 1989, Nicole Dumas s’inscrit de nouveau à l’université, mais cette fois-ci pour obtenir un...