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Actualités - Opinion

Arrêt sur image Mes chers amis (???)

Les Jeux olympiques de Sydney se sont refermés hier soir. La plus grande fête d’adieux du monde a invité quelque 10 000 sportifs, 100 000 spectateurs et des milliards de téléspectateurs à abaisser le rideau de ces Jeux à l’australienne. Les précédents Jeux organisés en Australie, en 1956, avaient rompu le protocole un peu spartiate du défilé des délégations en fin de quinzaine. Ces Jeux de l’an 2000 et de la décontraction se sont achevés avec la même bonne humeur, «laid back» comme disent les Australiens, au son des artistes les plus en vogue «down under». Tout a commencé par une petite musique grecque applaudie en rythme par le public, en avant-goût des Jeux de 2004 à Athènes. Puis la fanfare du millénaire, en fait des bushmen munis de trompettes, s’est installée autour du podium central, où les médailles du marathon, dernière épreuve de ces Jeux, ont été offertes à trois Africains, dont le vainqueur, l’Éthiopien Gezahgne Abera. Chaque spectateur a trouvé sur son siège une glacière contenant quelques souvenirs destinés aussi à justifier un billet pouvant aller jusqu’à 1 382 dollars australiens (environ 900 euros) pour les meilleures places. Sur les quatre écrans géants, les meilleurs moments des Jeux, et les coulisses. En vedette, Eric Moussambani, le nageur de Guinée équatoriale, devenu une vedette mondiale en 1 min 52 sec... sur 100 m nage libre, mais aussi le lutteur Dick Garrard, 90 ans, le plus vieil Australien vivant ayant participé à des Jeux. Après un tirage au sort pour gagner quelques peluches, les animateurs sont partis en souhaitant «Good Party» (bonne boum !). Un tracteur fou a semé la panique parmi les danseuses, puis a été réduit en morceaux, pendant que les trois mascottes officielles faisaient leur apparition, suivies des porte-drapeaux des 200 pays représentés. Bijou préféré Une chaîne humaine autour du stade, et les 10 000 athlètes sont rentrés en courant sur la pelouse, la plupart équipés d’appareils photo jetables ou de caméras vidéo dernier cri, les médaillés portant autour du cou leur nouveau bijou préféré. Au centre, une mappemonde en forme de diamant, entourée de figurants sous des parapluies. Le groupe de rock Savage Garden a pris possession de la scène centrale pour chanter Affirmation, en simili-play-back, puis dans un style très différent, une chorale d’enfants australiens et grecs, sur un plateau tournant en forme d’étoile, a chanté l’hymne de la Grèce, qui accueillera les Jeux de 2004. Savage Garden, Midnight Oil, INXS, Kylie Minogue ont fait danser les stars de la quinzaine, Ian Thorpe, porteur du drapeau australien, Inge De Bruijn ou le vieux Steve Redgrave, et même le président du CIO, Juan-Antonio Samaranch, qui a prononcé, comme le veut la coutume mais pour la dernière fois, la clôture officielle des Jeux de la XXVIIe Olympiade. «Je déclare à présent les Jeux de la XXVIIe Olympiade fermés et, comme le veut la tradition, j’appelle la jeunesse du monde entier à se rassembler à Athènes», a-t-il dit. «Ce sont mes derniers Jeux en tant que président du CIO. Ils ne pouvaient mieux se passer et je suis fier de pouvoir proclamer que vous avez présenté au monde les meilleurs Jeux olympiques de tous les temps», a-t-il déclaré dans un hommage qui avait disparu à Atlanta. «Il y a sept ans, j’avais dit, le vainqueur est Sydney. Cette fois, je peux dire : Aussie, Aussie, Aussie !», a-t-il aussi lancé comme pour participer à l’esprit de fête ambiant. «Oy, Oy, Oy !», a répondu tout un stade, reprenant le cri de ralliement entendu partout dans Sydney. Athènes prend le relais Après le discours du président Samaranch, des vestales grecques sont arrivées en tenant des rameaux d’olivier. Pendant ce temps, un athlète français se faisait prendre en photo sur la ligne d’arrivée. Puis les vestales ont déposé les rameaux d’olivier dans la bannière olympique et sont ressorties avec la bannière, pendant que 110 000 spectateurs faisaient la «ola» en agitant les glacières au-dessus de la tête. Comme le veut la tradition, le relais a été officiellement passé par l’Australie à la Grèce, qui organisera les Jeux d’été en 2004. Le drapeau olympique est retombé pour deux ans – les prochains Jeux d’hiver auront lieu à Salt Lake City –, la vasque s’est éteinte, et dans un grondement tonitruant un chasseur F-111 s’est élevé dans le ciel comme pour emmener la flamme dans une longue traînée vers la Grèce. Puis la fête a commencé, joyeux chahut rythmé de rock’n roll, jusqu’à un émouvant Waltzing Mathilda entonné par le chanteur de country Slim Dusty. «Les athlètes ont terminé la compétition et ont envie de faire la fête. Et nous avons décidé de faire une fête pour mettre fin à toutes les fêtes. Une fête typiquement australienne», avait expliqué le maître d’œuvre de la cérémonie, David Atkins. Le pari fut réussi. Dans le stade comme dans Sydney, la nuit fut courte. Sur le port de Darling Harbour, haut lieu de rendez-vous de la jeunesse locale, plusieurs centaines de milliers de personnes s’étaient donné rendez-vous pour suivre la cérémonie sur écran géant, boire de la bière et s’extasier du bruit et des couleurs de gigantesques feux d’artifice. Dans le stade, la gravité cérémoniale a cédé le pas à l’humour. Des personnages gonflants géants flottaient au-dessus des gradins : «McKangaroo», «Le Kangourou de Frankenstein». Puis les artistes les plus célèbres du pays se sont invités à la fête. Kylie Minogue a célébré la «culture de la plage», Greg Norman, le golfeur, l’amour du sport. Elle McPherson a incarné le charme australien, Paul Hogan, alias Crocodile Dundee, son côté plus rustique. Et les seigneurs de la nuit, les «Drag Queens», ont eu l’honneur de défiler à leur tour avant que le port de Sydney ne s’embrase.
Les Jeux olympiques de Sydney se sont refermés hier soir. La plus grande fête d’adieux du monde a invité quelque 10 000 sportifs, 100 000 spectateurs et des milliards de téléspectateurs à abaisser le rideau de ces Jeux à l’australienne. Les précédents Jeux organisés en Australie, en 1956, avaient rompu le protocole un peu spartiate du défilé des délégations en fin de quinzaine. Ces Jeux de l’an 2000 et de la décontraction se sont achevés avec la même bonne humeur, «laid back» comme disent les Australiens, au son des artistes les plus en vogue «down under». Tout a commencé par une petite musique grecque applaudie en rythme par le public, en avant-goût des Jeux de 2004 à Athènes. Puis la fanfare du millénaire, en fait des bushmen munis de trompettes, s’est installée autour du podium central, où les...