Philippines L'armée pourchassera les rebelles de Jolo aussi longtemps qu'il faudra
le 28 septembre 2000 à 00h00
Les forces philippines vont poursuivre leur offensive contre les rebelles musulmans qui détiennent 17 otages «aussi longtemps qu’il le faudra» à Jolo (sud) en dépit des griefs grandissants de la population locale, a déclaré le ministre de la Défense hier. Après avoir reconnu que son armée n’a pas été en mesure de remplir l’objectif de libérer les otages en une semaine comme le lui avait assigné le chef de l’État, Orlando Mercado a expliqué cet échec par la tactique d’Abu Sayyaf consistant à se fondre dans la population de l’île. Le président des Philippines, Joseph Estrada, a réuni mardi ses principaux conseillers en matière de sécurité afin d’examiner la progression des opérations militaires. Or, à part l’évasion des deux journalistes français qui ont réussi a échapper aux rebelles au quatrième jour de l’offensive militaire lancée le 16 septembre, l’armée n’a jusqu’à présent pas obtenu beaucoup de résultats en dépit de l’engagement de 4 000 hommes sur le terrain. Le commandement de l’armée a déjà reconnu avoir surestimé les capacités de ses troupes et les experts estiment que les opérations pourraient prendre six mois. Par ailleurs, plus de 50 000 personnes ont fui les combats entre l’armée philippine et les séparatistes islamistes du groupe Abu Sayyaf dans l’île de Jolo, a déclaré hier la vice-présidente philippine, qui a annoncé une série de mesures en faveur des personnes déplacées. La vice-présidente Gloria Macapagal-Arroyo a annoncé que son pays devrait s’entendre avec la Malaisie pour assurer que ses ressortissants qui fuient les combats puissent obtenir des vivres et des abris. «Nous devrions demander au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés d’appuyer nos efforts communs», a déclaré la vice-présidente dans une conférence de presse. Elle a indiqué que, selon les chiffres du ministère des Affaires sociales et du Développement, 18 000 personnes étaient hébergées dans des centres d’accueil sur l’île, mais que plus de 50 000 personnes avaient fui le théâtre des opérations. La Malaisie a annoncé lundi qu’elle allait renforcer ses effectifs militaires dans la province de Sabah, qui fait face à l’archipel des Sulu dont fait partie l’île de Jolo. La crise des otages de l’île de Jolo a débuté fin avril par la capture de 21 personnes dont 10 touristes en Malaisie. Les rebelles musulmans ont négocié la libération de ce premier groupe mais, au fil des mois, ils ont fait d’autres captifs. Manille a mis un terme aux interminables semaines de négociations et déclenché une opération militaire à la suite d’un second raid des rebelles d’Abu Sayyaf sur une île malaisienne voisine début septembre au cours de laquelle trois civils ont été capturés.
Les forces philippines vont poursuivre leur offensive contre les rebelles musulmans qui détiennent 17 otages «aussi longtemps qu’il le faudra» à Jolo (sud) en dépit des griefs grandissants de la population locale, a déclaré le ministre de la Défense hier. Après avoir reconnu que son armée n’a pas été en mesure de remplir l’objectif de libérer les otages en une semaine comme le lui avait assigné le chef de l’État, Orlando Mercado a expliqué cet échec par la tactique d’Abu Sayyaf consistant à se fondre dans la population de l’île. Le président des Philippines, Joseph Estrada, a réuni mardi ses principaux conseillers en matière de sécurité afin d’examiner la progression des opérations militaires. Or, à part l’évasion des deux journalistes français qui ont réussi a échapper aux rebelles au...
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