Les hommes forts sont iraniens et le plus fort, c’est Hossein Rezazadeh, champion olympique des super-lourds (+105 kg) qui a battu trois records du monde et les favoris, hier à Sydney. Vingt-quatre heures après son compatriote Hossein Tavakoli, le jeune colosse de 147,5 kg a fait retentir l’hymne iranien en regardant une nouvelle fois au ciel pour remercier Dieu, auquel il avait adressé une prière avant chaque mouvement. Pour parvenir au sommet de l’Olympe, il a battu le record du monde de l’arraché (212,5 kg) et, deux fois, celui du total olympique (467,5 puis 472,5 kg). Enfin, il a égalé, avec 260 kg, la plus grosse barre de l’histoire olympique à l’épaule-jeté, sans pouvoir cependant établir le record du monde, dont le standard de base a été fixé à 262,5 kg. L’Allemand Ronny Weller, champion olympique à Barcelone, a terminé deuxième avec 467,5 kg, mieux que son ancien record du monde qui datait de 1998 (465,0), et l’Arménien Ashot Danielyan, champion d’Europe, troisième (462,5). Échec et dopage Les deux médaillés avaient battu chacun un record du monde à l’arraché : Danielyan avec 207,5 (contre 206) et Weller immédiatement après avec 210 kg, que Rezazadeh portait à 212,5. Le Russe Serguei Chemerkin, champion olympique d’Atlanta, a fini au pied du podium. Pour tenter de renverser une situation compromise après un arraché médiocre (202,5), il demandait 272,5 kg à l’épaule-jété, mais ne put enlever cette barre de 12,5 kg plus lourde que celle de 1996. Âgé seulement de 22 ans, Rezazadeh, qui est né et réside à Ardebil, champion d’Asie juniors en 1997, puis seniors en 1999, était monté sur son premier podium mondial à Athènes en 1999 en étant 3e avec 447,5 kg. «Le niveau était très élevé. Je ne pensais pas gagner une médaille, mais Dieu m’a aidé», a déclaré le nouveau champion, qui aime la musique turque. Ces compétitions, qui ont vu l’apparition des femmes aux Jeux et été sécouées par plusieurs affaires de dopage, ont aussi été marquées par l’échec du petit Mozart de la fonte : Naïm Suleymanoglou. Revenu après quatre années de retraite pour décrocher un quatrième titre consécutif, le Turc a échoué piteusement, avec un zéro à l’arraché, et a ainsi été rejoint par les Grecs Pyrros Dimas (85 kg) et Akakios Kakiashvilis (94 kg) dans le club des vainqueurs de trois titres olympiques consécutifs.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les hommes forts sont iraniens et le plus fort, c’est Hossein Rezazadeh, champion olympique des super-lourds (+105 kg) qui a battu trois records du monde et les favoris, hier à Sydney. Vingt-quatre heures après son compatriote Hossein Tavakoli, le jeune colosse de 147,5 kg a fait retentir l’hymne iranien en regardant une nouvelle fois au ciel pour remercier Dieu, auquel il avait adressé une prière avant chaque mouvement. Pour parvenir au sommet de l’Olympe, il a battu le record du monde de l’arraché (212,5 kg) et, deux fois, celui du total olympique (467,5 puis 472,5 kg). Enfin, il a égalé, avec 260 kg, la plus grosse barre de l’histoire olympique à l’épaule-jeté, sans pouvoir cependant établir le record du monde, dont le standard de base a été fixé à 262,5 kg. L’Allemand Ronny Weller, champion olympique à...