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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : un marché gouverné par la BDL

La demande du dollar s’est développée hier sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence toujours d’intérêts à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL) qui est restée la seule contrepartie valable à la vente dans le cadre de sa politique de soutien à la livre libanaise. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en cette monnaie auprès de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention, faute d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle. En effet, la devise américaine continuait à se négocier pratiquement à 1 514,00 LL, dans un marché assez actif avec un volume d’affaires dépassant 25 millions de dollars entièrement vendus à 1 514,00 LL par la BDL, ont indiqué les cambistes de la place. Reprise d’espoir de l’euro À l’étranger, l’euro s’est raffermi hier sur les marchés des changes internationaux, dans l’attente de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales du Groupe des sept (pays occidentaux les plus industrialisés) demain à Prague, alors que les opérateurs spéculent sur la publication d’un communiqué en faveur de la monnaie unique en difficulté. D’après les analystes, les investisseurs, ne voulant pas être trop à court d’euros en attendant la réunion de Prague, ont procédé à des achats préventifs sur le marché hier. Toutefois, la plupart des opérateurs sont restés très dubitatifs sur le soutien que pourraient apporter à l’euro les ministres des Finances du Groupe des sept. Ils doutent surtout que la réunion ne débouche sur une intervention des Banques centrales, seule option capable de sortir l’euro de la tourmente. Pour certains, les ministres des Finances du Groupe des sept vont sans doute se montrer soucieux face à la faiblesse de la monnaie unique et rappeler qu’elle est sous-évaluée par rapport aux fondamentaux économiques de la zone euro. Mais d’autres ne croient pas vraiment à une intervention à l’issue de cette réunion, estimant même que les ministres des Finances risquent d’être plus préoccupés par la hausse des prix du pétrole que par la baisse de l’euro. Selon eux, le communiqué du Groupe des sept va sans doute davantage chercher à faire pression sur l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qu’à exprimer des inquiétudes au sujet de la faiblesse de l’euro. Autre sujet d’inquiétude pour l’euro : le marché table désormais sur un «non» des Danois à l’issue du référendum du 28 septembre sur l’adhésion du Danemark à la zone euro. Un tel résultat risquerait de renforcer le sentiment négatif qui pèse sur l’euro. De plus, d’autres facteurs politiques peuvent aussi contribuer à affaiblir l’euro, estimait hier le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Horst Koehler, dont surtout les incertitudes pesant sur l’avenir de l’intégration politique et de l’élargissement de l’Europe. Compte tenu de toutes ces considérations, nombre d’opérateurs estimaient hier devoir prendre les quelques gains que leur procure la récente hausse du dollar qui s’est négocié à New York, en baisse comme suit : – 0,8580 pour un euro contre 0,8490, la veille – 1,4360 pour un sterling contre 1,4110 – 2,2795 DM contre 2,3035 – 7,6450 FF contre 7,7260 – 1,7660 FS contre 1,7765 – 2 256,75 lires contre 2 280,65 – 106,65 yens contre 106,60. Bourse de Beyrouth : poursuite de la baisse À la Bourse de Beyrouth, la cote libanaise a continué de battre en retraite hier sous la conduite des actions A et B de Solidere qui sont retombées de respectivement 7 7/8 à 7 3/4 dollars et de 7 3/4 à 7 1/2 dollars, dans un marché autrement stable et dépourvu d’activité. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,50 % à 65,33 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours en l’état à 141,32 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans des volumes d’affaires très faibles, ne dépassant pas au total quelque 4 970 actions négociées d’une valeur de 37 713 dollars. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, la tendance est restée pratiquement empoisonnée sur les marchés américains par les avertissements des sociétés sur la dégradation de leurs résultats financiers en raison du renchérissement des coûts de l’énergie et de la dépréciation de l’euro. Cette fois, c’était au tour de Goodyear d’invoquer ces raisons pour prévoir un résultat à l’équilibre, voire une perte au deuxième et au troisième trimestre. La sanction a été sans appel à la Bourse avec l’action en chute avec dans son sillage d’autres fabricants de pneumatique. La mise en garde de résultats inférieurs aux attentes du groupe Sprint, le troisième opérateur à longue distance américain, en raison d’une concurrence accrue dans ce genre de téléphonie, pesait aussi sur l’ensemble du secteur de télécommunications. Les banques ont été délaissées, notamment après la contre-performance réalisée par la banque d’affaires Morgan Stanley Dean Witter au troisième trimestre avec un bénéfice par action inférieur aux attentes des analystes. Il en est de même de Coca-Cola qui s’est ressentie de la faiblesse de l’euro, entraînant dans son sillage les entreprises exposées sur les marchés européens. Pourtant, la tendance a été mitigée, le partage entre les hausses et les baisses à Wall Street et sur le Nasdaq reflétait la nervosité du marché. En effet, la Bourse électronique Nasdaq a perdu beaucoup de terrain en frôlant le seuil des 3 800 points, contrairement à Wall Street où l’indice Dow Jones des industrielles remontait la pente d’un plus bas à 10 660,54 points, à un plus haut à 10 759,92 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h, heure de Beyrouth, 10 716,15 points, en hausse de 28,13 points sur la veille. Les Bourses européennes toujours déprimées Les marchés d’actions européens ont terminé en net recul jeudi, les investisseurs se montrant inquiets de la flambée des cours du pétrole, du marasme de l’euro et des mises en garde lancées par les entreprises sur leurs résultats. En fin d’après-midi, l’indice Eurotop 300, paneuropéen, reculait de 1,4 %, tandis que l’Eurostoxx 50, limité aux valeurs de la zone euro, se repliait de 2,35 %. À Londres, l’indice FTSE 100 a fini à son niveau le plus bas de clôture depuis le 24 mai, tandis que les marchés allemands sont descendus à leur plus bas niveau depuis huit mois. Parmi les récents «profits warnings» émis par les entreprises américaines – ils sont considérés comme donnant le «la» pour l’Europe – on a noté celui de l’américain Sprint, mercredi soir et celui de Goodyear Tire & Rubber hier matin. Par ailleurs, l’augmentation de capital de 400 millions de livres du groupe britannique Energis pour financer ses activités Internet et son expansion européenne a encore renforcé les craintes concernant les sociétés de télécoms, leur problèmes de financement et leur niveau d’endettement. Les valeurs du secteur sont ainsi à leur plus bas niveau depuis novembre dernier. Aux opérateurs, British Telecom a perdu 5,4 %, tandis que le britannique Telewest Communications plongeait de près de 11 %. France Télécom a reculé de 3,3 %, Deutsche Telekom de 2,7 % et Telefonica de 1,1 %. Aux équipementiers de télécoms, le suédois Ericsson a terminé sur un net repli de 6,4 %, tandis que son concurrent Nokia perdait 4,8 % et que le français Alcatel cédait 6,00 %. Aux technologiques, l’allemand Siemens refluait de 4,8 % en fin de séance, tandis que sa filiale semi-conducteurs Infineon abandonnait 2,16 % et que le numéro un des logiciels de gestion SAP se dépréciait de 1,7 %. À Paris, STMicroelectronics a perdu 1,21 %. Tokyo : marché inquiet pour Wall Street Après deux séances de hausse consécutives, la Bourse japonaise a clôturé en repli jeudi, affectées par les craintes de voir l’envolée des prix du pétrole et la faiblesse de l’euro peser sur les valeurs vedettes américaines. «Les incertitudes sur les bénéfices des entreprises américaines assombrissent les marchés financiers à travers le monde, et le marché de Tokyo ne peut pas y échapper», a déploré Masaaki Higashida, chez Nomura Securities. Des opérateurs précisent que ces inquiétudes ont encouragé des prises de bénéfice par ceux qui avaient participé à la vague d’achats de mardi due notamment à une demande de gérants cherchant à renforcer la valeur de leurs portefeuilles avant l’arrêté des comptes semestriels. L’indice Nikkei 225 a fini sur une baisse de 147,26 points, soit 0,89 %, à 16 311,05, après une hausse de 2,5 % au cours des deux précédentes séances. Moins touché, l’indice pondéré Topix a cédé quant à lui 6,94 points, soit 0,46 %, à 1 513,71. Parmi les autres indices, le Nikkei 300 a reculé de 0,69 %, à 294,12, mais celui de la deuxième section a progressé de 0,31 %, à 2 452,59. Sur la première section de la cote, le nombre des valeurs en baisse a été légèrement supérieur à celui des hausses, à 618 contre 595, dans un volume un peu plus fourni que la veille, de 693,18 millions d’actions contre 677,60 millions. Des professionnels ont expliqué cet accroissement des échanges en partie par des rééquilibrages de portefeuille liés à la disparition de la cote des trois grandes banques qui en seront retirées vendredi pour être remplacées lundi par Mizuho Holdings Inc, l’établissement issu de leur fusion. Les investisseurs ont surtout retenu de la journée de mercredi sur les marchés américains le repli de 0,94 % du Dow Jones sa sixième séance de baisse consécutive, plutôt que le rebond du Nasdaq qui a fini en hausse de 0,82 %.
La demande du dollar s’est développée hier sur le marché des changes de Beyrouth, en l’absence toujours d’intérêts à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL) qui est restée la seule contrepartie valable à la vente dans le cadre de sa politique de soutien à la livre libanaise. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en cette monnaie auprès de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention, faute d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle. En effet, la devise américaine...