Rendez-vous de la haute finance planétaire dans un ex-palais communiste
le 25 septembre 2000 à 00h00
Hier palais à la gloire du communisme, le Centre des congrès de Prague est le rendez-vous de la haute finance planétaire représentée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ouvert en 1981, ce gigantesque ensemble de béton et de verre abritait à l’origine les congrès du Parti communiste de Tchécoslovaquie (PCT). Aux yeux des Pragois, ce qui s’appelait alors le Palais de la culture, symbolisait l’arrogance du pouvoir totalitaire qui y avait englouti des sommes astronomiques dans un pays confronté à la crise du logement. Ce palais hébergeait également les réunions des «organisations de masses» inséparablement liées à l’existence du régime, dont les jeunesses communistes, le mouvement syndical révolutionnaire, ou les milices populaires. Les Pragois n’ont jamais apprécié ce mastodonte érigé dans le quartier de Pankrac, près d’un pont – depuis débaptisé – au nom du premier président communiste de la Tchécoslovaquie, Klement Gottwald. Surnommé «Pakul» (abréviation moqueuse de Palac Kultury), le bâtiment a vraiment trouvé sa mission culturelle après la chute du communisme en 1989, avec ses festivals de cinéma et ses concerts de vedettes internationales. Une vaste restructuration vient de donner au complexe – rebaptisé Palais des congrès – un visage plus «harmonieux», qui fait oublier les lignes massives des monuments célébrant le communisme. Les délibérations des deux institutions financières se dérouleront dans deux grandes salles de respectivement 2 837 et 1 034 places, ainsi que dans une quarantaine de salons, d’une capacité de 12 à 800 personnes.
Hier palais à la gloire du communisme, le Centre des congrès de Prague est le rendez-vous de la haute finance planétaire représentée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ouvert en 1981, ce gigantesque ensemble de béton et de verre abritait à l’origine les congrès du Parti communiste de Tchécoslovaquie (PCT). Aux yeux des Pragois, ce qui s’appelait alors le Palais de la culture, symbolisait l’arrogance du pouvoir totalitaire qui y avait englouti des sommes astronomiques dans un pays confronté à la crise du logement. Ce palais hébergeait également les réunions des «organisations de masses» inséparablement liées à l’existence du régime, dont les jeunesses communistes, le mouvement syndical révolutionnaire, ou les milices populaires. Les Pragois n’ont jamais apprécié ce mastodonte...
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