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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : retour au calme

Le calme est revenu sur le marché des changes de Beyrouth, hier, après que plusieurs grands opérateurs eurent achevé leurs achats en dollar par précaution la semaine dernière. En effet, la demande en cette monnaie s’est limitée de nouveau aux besoins courants de la clientèle traditionnelle, alors que l’offre demeurait toujours très rare sinon inexistante en dehors de la Banque du Liban (BDL). Cela étant, et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL, en l’absence d’autres contreparties valables à la vente en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Mais en raison de la contraction de la demande, le volume d’affaires de la journée d’hier ne devait pas dépasser au total quelque dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. Réduction des gains de l’euro À l’étranger, l’euro était en léger repli hier sur les marchés des changes internationaux, mais au-dessus de la barre de 0,87 dollar, les ministres des Finances du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) ayant indiqué la veille que les banques centrales pourraient à nouveau intervenir pour soutenir la monnaie européenne. L’intervention concertée de la Banque centrale européenne (BCE), de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque du Japon, de la Banque d’Angleterre et de la Banquedu Canada avait permis à l’euro de revenir autour de 0,88 dollar, après avoir enfoncé le plancher de 0,85 dollar la semaine dernière. Le marché attend à présent de savoir si les banques centrales vont lancer une nouvelle salve d’interventions pour continuer à soutenir la monnaie unique. Cela d’autant que les ministres des Finances du groupe des Sept réunis ce week-end à Prague se sont dits prêts à intervenir à nouveau pour soutenir l’euro. En outre, un relèvement des taux d’intérêt par la BCE, qui est à nouveau sous pression après le publication hier en Allemagne de chiffres provisoires faisant état en septembre d’un niveau d’inflation jamais atteint depuis 1997, pourrait soutenir la monnaie unique européenne. À cet égard, les opérateurs ont été très attentifs hier à l’annonce d’une hausse de 0,2 % à 0,5 % des prix à la consommation dans les Laender allemands en septembre, soit entre 2,2 % et 2,7 % sur un an, selon des statistiques officielles récemment publiées. Les mauvaises nouvelles allemandes se sont ajoutées hier à celles venues d’Italie où les prix à la consommation ont bondi de 2,6 % en septembre, en glissement annuel. Or à elles deux, l’Allemagne et l’Italie représentent la moitié de l’économie de la zone euro. Si la BCE décide de relever ses taux la semaine prochaine lors de la réunion de son conseil des gouverneurs jeudi 5 octobre, cela devrait aider l’euro. L’effet de surprise serait plus positif pour la monnaie unique que lors de précédents relèvements de taux de la BCE, indique-t-on dans les milieux cambistes. En revanche, le cours de la monnaie unique pourrait être affecté à la baisse si le «non» l’emporte lors du référendum danois sur l’euro à la fin de cette semaine, ce que le marché prévoit, ahoute-t-on dans ces mêmes milieux. D’autre part, selon d’autres experts, la brutale chute de popularité du Premier ministre britannique Tony Blair a réduit les chances de voir la Grande-Bretagne adopter l’euro, car la personnalité de Blair jouera un rôle-clé pour convaincre le pays de voter oui à un référendum sur la monnaie unique. Mais la perte de crédit de Blair est un vrai problème pour le référendum que la Grande-Bretagne devrait organiser sur l’euro, fait-on remarquer dans les milieux financiers de la City. Pourtant, le cours de la livre sterling, qui reste proche de son niveau le plus haut durant les trois dernières semaines face au dollar, n’a pas été affecté par le creusement du déficit commercial britannique en juillet, qui s’est établi à 3,00 milliards de livres après 2,39 milliards en juin. De l’avis unanime des analystes, les marchés sont à l’heure actuelle peu influencés par les fondamentaux économiques. De ce fait, les yeux des opérateurs sont restés braqués aussi bien sur les craintes d’interventions des banques centrales que sur les résultats du référendum danois sur l’euro. Dans ce contexte, le dollar est parvenu à se négocier à New York, sur un ton résistant, comme suit : – 0,8748 pour un euro contre 0,8765, vendredi dernier – 1,4525 pour un sterling contre 1,4545 – 2,2360 DM contre 2,2315 – 7,4985 FF contre 7,4840 – 1,7360 FS contre 1,7330 – 2 213,40 lires contre 2 209,10 – 107,70 yens contre 107,85. Bourse de Beyrouth : marché déserté et faible À la Bourse de Beyrouth, le marché a été déserté en ce début de semaine où seulement 300 actions A de Solidere sont retombées de 7 3/4 à 7 1/2 dollars alors que 1 265 actions C de la Bank of Beirut se sont maintenues invariablement à 7 9/16 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,34 % à 65,11 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 141,32 points. Ce phénomène s’est produit dans un volume d’affaires très minces, ne dépassant pas 1 565 actions négociées d’une valeur globale de 11 817 dollars. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont retrouvé hier une certaine sérénité après la nervosité qui a prévalu au cours des dernières séances en raison de la chute de l’euro et de la flambée des cours du pétrole. Certes, le scénario a été modifié avec d’une part l’intervention concertée des banques centrales des pays du groupe des Sept pour faire remonter l’euro, et d’autre part la décision des États-Unis de puiser dans leurs réserves stratégiques pour faire baisser les cours du brut. Les investisseurs sont restés cependant très prudents à mesure qu’approche la saison des résultats financiers trimestriels, d’autant que d’importantes entreprises ont lancé des avertissements aux investisseurs sur une croissance moins soutenue de leur bénéfice. Dans ce contexte, le fabricant de microprocesseurs Intel, qui avait jeté un froid vendredi dernier sur les marchés boursiers par la mise en garde d’une baisse des ventes, s’est repris hier. Dans son sillage, les titres de la haute technologie se sont plutôt bien tenus tirant l’ensemble du marché en hausse. Mais sur l’Internet, la tendance est redevenue faible, ainsi que sur les pétrolières avec la baisse du brut sur le marché mondial ainsi que sur la chimie avec une majorité de pertes. En effet, l’indice Nasdaq est passé dans le rouge à moins des 3 800 points, de même que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles qui a oscillé entre un plus haut à 10 897,31 points et un plus bas à 10 807,02 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale de Beyrouth, 10 821,87 points, en baisse de 25,50 points sur vendredi dernier, dans des marchés très volatils. Confirmation de la reprise des Bourses européennes Les marchés boursiers européens se sont maintenus à la hausse lundi jusqu’à la fin de l’après-midi, la bonne tenue des indices Dow Jones et Nasdaq en ouverture aux États-Unis ayant favorisé la reprise des technologiques, des télécoms et des médias. Ces trois secteurs de TMT avaient lourdement chuté vendredi en réaction à l’avertissement lancé sur ses futurs résultats par le géant américain de semi-conducteurs Intel. À la clôture, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a affiché une hausse de 15,12 points, soit 0,95 %, à 1 608,96, ayant ainsi retrouvé ses niveaux de la semaine passée, avant le «profit warning» d’Intel. Le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes européennes, a gagné 38,92 points, soit 0,79 %, à 4 984,29. Les valeurs technologiques européennes ont gagné dans leur ensemble 4,35 %, tandis que le compartiment des télécoms prenait 3,25 % et celui des médias 2,26 %. Tokyo : un marché revigoré par le groupe des Sept La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en hausse de 1,1 % après l’avertissement des sept pays les plus industrialisés de la planète (G7) contre la cherté du baril de pétrole et la faiblesse de l’euro, ont indiqué les courtiers. L’indice de référence Nikkei 225 a gagné 174,65 points pour s’établir à 15 992,20 et l’indice élargi Topix, 11,31 points pour clôturer à 1 478,24. Le volume des transactions est resté modeste avec 418 millions d’actions négociées contre 535 millions durant la séance de vendredi. «Les investisseurs se félicitent que les responsables du G7 aient pu lancé un appel contre la cherté du pétrole et la faiblesse de l’euro», a noté Kazue Mayuzumi, analyste de Nikko Securities. «Dès le début (des échanges), les investisseurs ont poussé nombre de valeurs à la hausse, y compris parmi les vedettes du secteur technologique», a-t-il ajouté. Le Nikkei a plafonné à 16 000 en début de séance avant de se replier petit à petit sur des prises de bénéfices en fin de journée, selon les courtiers. «Nombre d’investisseurs se sont en effet montrés prudents dans l’après-midi, attendant de voir la réaction des marchés américains à la réunion du G7», a observé Masatoshi Sato de Kankaku Securities.
Le calme est revenu sur le marché des changes de Beyrouth, hier, après que plusieurs grands opérateurs eurent achevé leurs achats en dollar par précaution la semaine dernière. En effet, la demande en cette monnaie s’est limitée de nouveau aux besoins courants de la clientèle traditionnelle, alors que l’offre demeurait toujours très rare sinon inexistante en dehors de la Banque du Liban (BDL). Cela étant, et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL, en l’absence d’autres...