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Actualités - Chronologie

Le scientifique d'origine taïwanaise Wen Ho Lee libéré

Le scientifique américain Wen Ho Lee, présenté lors de son arrestation comme un espion qui avait vendu des secrets nucléaires américains à la Chine, a été libéré, uniquement accusé, après neuf mois de prison, de négligence. En vertu d’un accord négocié entre les procureurs et la défense, M. Lee, d’origine taïwanaise, a reconnu qu’il était coupable de ne pas avoir pris les précautions suffisantes devant entourer des informations classées secrètes en sa possession. Pour sa négligence, il a été condamné à une peine de prison équivalente à son temps passé derrière les barreaux, d’où sa libération immédiate. Mais après neuf mois de procédure, les procureurs, vivement critiqués par le juge ayant ordonné la libération de M. Lee, ont finalement renoncé aux 58 autres chefs d’accusations retenus à l’encontre de l’ancien chercheur du laboratoire national de Los Alamos (Nouveau-Mexique, sud-ouest des États-Unis). Ils ont en échange obtenu de M. Lee qu’il puisse être interrogé par le FBI (police fédérale) sur la disparition de sept cassettes contenant des informations classées secrètes. «Je suis très heureux de rentrer chez moi avec ma femme et mes enfants», a déclaré M. Lee, un petit homme frêle de 60 ans, après sa libération. «Dans les jours qui viennent je vais aller pêcher», a-t-il ajouté en souriant. M. Lee avait été licencié en mars 1999 du laboratoire national de Los Alamos et arrêté en décembre par le FBI, à l’époque présenté comme ayant vendu des secrets nucléaires de la plus haute importance à la Chine. En annonçant sa libération, le juge fédéral James Parker a violemment critiqué les procureurs pour leur gestion du dossier. «Je vous présente mes excuses ainsi qu’à votre famille, a déclaré le juge. Il est clair que l’Exécutif a caché qu’il n’était pas nécessaire de vous garder en prison». Le juge a également épinglé les plus hauts responsables américains, y compris le président Bill Clinton et l’Attorney General (ministre de la Justice) Janet Reno, ainsi que le vice-président Al Gore, pour avoir causé «l’embarras de toute la nation et de chacun de ses citoyens», pour la manière dont l’affaire avait été menée. «Je ne connais pas les raisons réelles qui sous-tendent la conduite de l’Exécutif» à l’époque, a-t-il déclaré. Le juge, qui avait, en décembre, refusé de libérer M. Lee sous caution, a également déclaré qu’il avait été induit en erreur par les procureurs. M. Lee a passé 278 jours en prison. Isolé, dans l’interdiction de s’exprimer en chinois avec ses proches pendant les visites autorisées, Lee a toujours nié avoir espionné pour le compte de la Chine. Des membres influents de la communauté asiatique aux États-Unis avaient publiquement affirmé pendant sa détention que Lee, naturalisé américain en 1974, avait été pris pour cible par les autorités fédérales en raison de ses origines. Les procureurs avaient toutefois maintenu leurs accusations. «Cette affaire était une question de sécurité nationale», s’est défendu l’un d’eux, Norman Bay. «Si nous étions allés jusqu’au procès, nous aurions dû déclassifier d’importants secrets sur les armes nucléaires», a-t-il ajouté.
Le scientifique américain Wen Ho Lee, présenté lors de son arrestation comme un espion qui avait vendu des secrets nucléaires américains à la Chine, a été libéré, uniquement accusé, après neuf mois de prison, de négligence. En vertu d’un accord négocié entre les procureurs et la défense, M. Lee, d’origine taïwanaise, a reconnu qu’il était coupable de ne pas avoir pris les précautions suffisantes devant entourer des informations classées secrètes en sa possession. Pour sa négligence, il a été condamné à une peine de prison équivalente à son temps passé derrière les barreaux, d’où sa libération immédiate. Mais après neuf mois de procédure, les procureurs, vivement critiqués par le juge ayant ordonné la libération de M. Lee, ont finalement renoncé aux 58 autres chefs d’accusations retenus à...