Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Oman Election d'un nouveau Conseil consultatif

Les Omanais se sont rendu aux urnes hier pour élire leurs représentants au Conseil consultatif parmi 550 candidats, dont 21 femmes, marquant une nouvelle étape sur la voie de la démocratisation. Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 heure locale (03h00 GMT) pour douze heures dans les 56 circonscriptions du pays. Les résultats doivent être connus aujourd’hui vendredi. Les candidats briguent les 83 sièges du Conseil consultatif dont les membres sont élus pour un mandat de trois ans par un collège électoral désigné par les chefs tribaux et les notables dans les différentes provinces. Le Conseil a une voix consultative sur les projets de lois et peut interroger les ministres sur la gestion gouvernementale. En revanche, il n’a pas la prérogative de légiférer ni de droit de regard sur la politique étrangère, de défense ou de sécurité du pays. Le président du Conseil sera nommé par le sultan Qabous ben Saïd. Le collège électoral a été élargi cette année à 175 000 électeurs, contre 51 000 en 1997. Les femmes représentent 30 % du collège. À l’école Chamsa al-Khalili dans le vieux Mascate, un des six centres de vote de la capitale, hommes enturbannés et femmes voilées faisaient la queue séparément. Une fois dans l’établissement, ils cochaient le nom de leur candidat sur le bulletin de vote avant d’y apposer leur signature ou leur empreinte digitale. «Qui a dit qu’il n’y a pas de démocratie dans ce pays, seulement parce qu’on ne peut pas se balader avec des pancartes ? Le processus démocratique a commencé lentement et doit se faire de manière stable», a déclaré Barka al-Bakri, employée dans un hôpital, après avoir glissé son bulletin dans l’urne. Mme Bakri a fait campagne à al-Ghourba, près de Mascate, pour assurer l’élection de la candidate de sa circonscription, Mme Rahila al-Riyami, fonctionnaire au ministère de l’Éducation. «J’ai expliqué à toutes mes amies qu’elle était la meilleure candidate parce qu’elle a œuvré pendant 18 ans à promouvoir l’éducation», renchérit Marwa al-Riyami, une cousine de la candidate. Des progrès vers le scrutin direct ont été introduits cette année. Chaque circonscription élit désormais directement ses membres au Conseil, alors qu’auparavant les autorités avaient le dernier mot et choisissaient parmi les candidats qui recueillaient le plus grand nombre de voix. Oman a été la première monarchie du Golfe, suivie par le Qatar, à accorder, en 1994, le droit de vote et d’éligibilité aux femmes. Deux sièges seulement avaient été remportés par des femmes lors de chacun des deux derniers scrutins. «Le nombre de femmes et de candidats éduqués qui seront élus reflétera le degré de développement à Oman», a déclaré un diplomate occidental en poste à Mascate. Le chef de la Commission électorale Mohammed ben Sultan al-Boussaïdi avait affirmé mercredi que sur les 175 000 personnes autorisées à participer au vote, seulement 114 000 s’étaient inscrites sur les listes électorales. Lors du dernier scrutin en 1997, près de 90 % des personnes qui s’étaient inscrites sur les listes électorales avaient pris part au scrutin. Des éléments tribaux influents ont été par le passé les plus grands gagnants, souvent aux dépens de candidats plus qualifiés. Plusieurs candidats ont plaidé ces dernières semaines en faveur d’un plus grand rôle du Majless al-Choura et d’une transformation de ce Conseil en un Parlement à part entière. Oman, un petit producteur de pétrole, compte près de 2,3 millions d’habitants, dont 75 % de nationaux.
Les Omanais se sont rendu aux urnes hier pour élire leurs représentants au Conseil consultatif parmi 550 candidats, dont 21 femmes, marquant une nouvelle étape sur la voie de la démocratisation. Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 heure locale (03h00 GMT) pour douze heures dans les 56 circonscriptions du pays. Les résultats doivent être connus aujourd’hui vendredi. Les candidats briguent les 83 sièges du Conseil consultatif dont les membres sont élus pour un mandat de trois ans par un collège électoral désigné par les chefs tribaux et les notables dans les différentes provinces. Le Conseil a une voix consultative sur les projets de lois et peut interroger les ministres sur la gestion gouvernementale. En revanche, il n’a pas la prérogative de légiférer ni de droit de regard sur la politique étrangère, de défense...