Le renforcement des contrôles antidopage lors des Jeux olympiques de Sydney, en particulier la détection pour la première fois de l’EPO, incite certains concurrents à jouer au jeu du chat et de la souris avec les contrôleurs, selon les responsables. Il n’y a pas eu pour l’instant de refus formel de se soumettre aux prélèvements, ce qui déboucherait sur 2 ans de suspension, comme pour un contrôle positif, mais on a assisté à une série de «choses intéressantes», a déclaré mardi une responsable. Vicki Kapernick, porte-parole de l’Agence australienne antidopage (ASDA, Australian Sports Drug Agency), a confirmé que certains athlètes n’avaient pas été coopératifs mais elle a refusé de nommer lesquels. Selon un autre responsable, plusieurs sélectionnés olympiques semblent avoir fermé leur porte à l’arrivée des agents chargés du contrôle, ou ont disparu pour les éviter. Si le refus d’être contrôlé vaut un contrôle positif, le fait qu’un concurrent ne soit pas disponible quand les contrôleurs viennent pratiquer le test a peu de chance de se traduire par une sanction, d’où un certain nombre de manœuvres dilatoires. Incidents rapportés Mme Kapernick n’exclut pas que certains aient été absents de bonne foi. «Quelquefois les athlètes n’étaient tout simplement pas là où ils devaient se trouver peut-être parce qu’ils avaient retardé leur arrivée en Australie», a-t-elle déclaré. Les contrôleurs ont toutefois fait des rapports sur un certain nombre d’incidents, a ajouté Mme Kapernick. «Cela a été un moment intéressant pour nous et je crois que nous avons fait du bon travail», a ajouté la porte-parole. En tout, 211 contrôles antidopage avant compétition ont été pratiqués entre le 2 et le 10 septembre, a annoncé le Comité international olympique (CIO). Parmi ces contrôles, 60 prises de sang ont été effectuées pour détecter l’EPO, qui augmente artificiellement la concentration de globules rouges dans le sang et améliore l’endurance. Le médecin-chef de l’équipe d’Australie, le docteur Brian Sando, s’attend à ce que des athlètes se retirent d’eux-mêmes des Jeux sous prétexte de blessure en raison des progrès dans la détection de l’EPO. «Il se pourrait que certains développent de graves blessures les empêchant de concourir, sans qu’on puisse dire quel médecin les a vus. C’est un bon argument pour éviter de venir en Australie et éviter l’embarras d’un contrôle positif». Tension La semaine passée, la Chine avait ainsi pris les devants en excluant 27 athlètes de sa sélection nationale, en raison de certains «tests sanguins douteux». La multiplication des contrôles est en tout cas source de tension parmi les athlètes présents. Si nombreux d’entre eux en admettent le bien-fondé, l’entraîneur en chef de l’équipe du Canada, Brent McFarlane, a estimé lundi que le programme de tests antidopage avait «dépassé les bornes» et perturbait l’entraînement de ses athlètes. Le champion olympique en titre du 100 m, Donovan Bailey, se plaignait d’avoir été réveillé lors de sa première nuit en Australie pour fournir un échantillon d’urine. Dès le week-end dernier, selon l’agence britannique Press Association, l’arrivée de contrôleurs sur le lieu d’entraînement du groupe britannique de Linford Christie, près de Brisbane (est), a provoqué une altercation avec l’ancien champion olympique du 100 mètres, lui-même sous le coup d’une suspension de 2 ans pour dopage à la nandrolone.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le renforcement des contrôles antidopage lors des Jeux olympiques de Sydney, en particulier la détection pour la première fois de l’EPO, incite certains concurrents à jouer au jeu du chat et de la souris avec les contrôleurs, selon les responsables. Il n’y a pas eu pour l’instant de refus formel de se soumettre aux prélèvements, ce qui déboucherait sur 2 ans de suspension, comme pour un contrôle positif, mais on a assisté à une série de «choses intéressantes», a déclaré mardi une responsable. Vicki Kapernick, porte-parole de l’Agence australienne antidopage (ASDA, Australian Sports Drug Agency), a confirmé que certains athlètes n’avaient pas été coopératifs mais elle a refusé de nommer lesquels. Selon un autre responsable, plusieurs sélectionnés olympiques semblent avoir fermé leur porte à...