Education Ferzli appelle Beydoun à supprimer les écolages dans les établissements publics
le 13 septembre 2000 à 00h00
La crise socio-économique est telle que des voix s’élèvent aujourd’hui pour demander au ministre de l’Éducation Mohammed Youssef Beydoun d’exonérer les parents d’élèves du versement de la scolarité annuelle dans les écoles publiques, scolarité dont le montant ne dépasse pourtant pas les 100 000 LL. Le Parlement a voté cette année la loi 249 qui dispense les élèves des frais d’inscription. Or il semble que le gouvernement interprète la législation de manière restrictive en entendant par frais d’inscription la taxe de 10 000 LL due au ministère des Finances. Quant aux 90 000 LL qui restent, selon lui, elles doivent être versées à l’école dans leur intégralité. Le vice-président de la Chambre Élie Ferzli a estimé pour sa part que la loi devait être comprise au sens large, et que les parents devaient être donc exonérés aussi de toute la somme. En tout cas, telle était, d’après lui, l’intention du législateur lors de l’élaboration du projet. Or les écoles publiques ont besoin «d’une couverture légale» pour admettre les élèves gratuitement. D’où, selon M. Ferzli, la responsabilité que le ministre Beydoun doit assumer concernant la clarification des termes de la loi 249. Le vice-président de l’Assemblée a estimé hier que le ministre de l’Éducation devrait prendre une décision urgente à cet égard. «Sinon, il incombera au Parlement de se réunir au plus vite pour voter une loi précisant ce qu’on entend par frais d’inscription», a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, le député Abdel Latif Zein a déclaré à ce sujet : «On dirait que ce gouvernement au chômage tente même de s’abstenir de l’application des lois approuvées par la Chambre». Il a pressé le gouvernement de dispenser les parents du paiement de la somme en question, «sinon, a-t-il conclu, qu’on le veuille ou non, les élèves entreront à l’école sans rien payer».
La crise socio-économique est telle que des voix s’élèvent aujourd’hui pour demander au ministre de l’Éducation Mohammed Youssef Beydoun d’exonérer les parents d’élèves du versement de la scolarité annuelle dans les écoles publiques, scolarité dont le montant ne dépasse pourtant pas les 100 000 LL. Le Parlement a voté cette année la loi 249 qui dispense les élèves des frais d’inscription. Or il semble que le gouvernement interprète la législation de manière restrictive en entendant par frais d’inscription la taxe de 10 000 LL due au ministère des Finances. Quant aux 90 000 LL qui restent, selon lui, elles doivent être versées à l’école dans leur intégralité. Le vice-président de la Chambre Élie Ferzli a estimé pour sa part que la loi devait être comprise au sens large, et que les parents...
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