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Actualités - Chronologie

L'automobiliste américain reste indifférent

La flambée des cours du pétrole indiffère les automobilistes américains, mais les spécialistes craignent qu’elle revienne hanter les ménages cet hiver avec une hausse de la facture de chauffage. Les prix à la pompe sont de 30 % supérieurs à ceux de l’an dernier, mais la nouvelle laisse les conducteurs de marbre. Le prix moyen d’un gallon (3,8 litres) d’essence ordinaire s’établissait à 1,56 dollar en début de semaine. L’automobiliste américain est d’autant moins enclin à protester qu’il a été dûment informé par les médias de l’avantage dont il bénéficie par rapport à son homologue français ou britannique, qui débourse plus du double pour le précieux liquide. L’essence a pourtant atteint un sommet au compteur des pompes en juin avec une moyenne de 1,63 dollar. Seul le passage du gallon à plus de 2 dollars dans le centre des États-Unis pendant quelques jours a alarmé les automobilistes. Les économistes rappellent qu’en écartant les effets de l’inflation, tout favorise la consommation. «Pour apprécier le prix, il faut tenir compte de l’inflation... Avec cela il devient clair que la tendance à long terme des prix de l’essence est à la baisse», a rappelé Daniel Yergin, président de Cambridge Energy, lors d’une récente audition devant le Congrès. Hors inflation, le prix moyen du gallon en mars dernier (93,2 cents), lors de la précédente flambée des prix du pétrole brut, restait inférieur de 37 % à celui du record toute catégorie (148 cents) intervenu en 1982 dans la foulée du second choc pétrolier. Alors que la hausse du prix de l’essence a favorisé le règne de l’automobile petit format et peu gourmande en Europe, elle ne décourage pas ici les amoureux des gros véhicules 4x4 de loisir. Près d’un véhicule sur deux vendus cette année appartient à cette catégorie gourmande en carburant. Et cette proportion grandit, passant de 48,1 % sur les huit premiers mois de 1999 à 48,6 % sur la même période de 2000, selon les chiffres diffusés par Autodata, société de consultants sur l’industrie automobile. Le seul point noir à l’horizon pour le consommateur est sa facture de chauffage cet hiver d’autant que le prix du pétrole ne cesse de monter. Les utilisateurs de fuel domestique, qui représentent à peu près un foyer sur dix, sont les plus menacés. Les réserves de fuel sont inférieures de 40 % à leur niveau de l’année dernière à la même époque alors que les raffineurs sont censés constituer dès l’été des réserves en prévision de la demande hivernale. «Le marché craint qu’une hausse de la production de pétrole ne suffise pas à reconstituer les réserves à un niveau suffisant», a estimé récemment Victor Yu, analyste de Refco Energy. La hausse des cours du pétrole l’hiver dernier avait presque doublé la facture des utilisateurs de fuel du nord-est américain. Le cours du fuel sur le marché à terme de New York est actuellement supérieur au sommet de l’hiver dernier et plus élevé de 66 % par rapport à son cours d’il y a un an.
La flambée des cours du pétrole indiffère les automobilistes américains, mais les spécialistes craignent qu’elle revienne hanter les ménages cet hiver avec une hausse de la facture de chauffage. Les prix à la pompe sont de 30 % supérieurs à ceux de l’an dernier, mais la nouvelle laisse les conducteurs de marbre. Le prix moyen d’un gallon (3,8 litres) d’essence ordinaire s’établissait à 1,56 dollar en début de semaine. L’automobiliste américain est d’autant moins enclin à protester qu’il a été dûment informé par les médias de l’avantage dont il bénéficie par rapport à son homologue français ou britannique, qui débourse plus du double pour le précieux liquide. L’essence a pourtant atteint un sommet au compteur des pompes en juin avec une moyenne de 1,63 dollar. Seul le passage du gallon à plus...