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Actualités - Chronologie

L'Union européenne redécouvre le nucléaire

Énergies alternatives, chasse au gaspillage et recours au nucléaire : face à la hausse des prix du pétrole, la Commission européenne a redécouvert les recettes en vogue dans les années 1970 et 1980. Les 20 commissaires européens ont adopté lors de leur réunion mercredi dernier un document sur la stratégie à suivre par l’Union européenne pour faire face à un phénomène jugé «inquiétant». L’Exécutif européen commence par exhorter les pays de l’Opep, qui se réunissent le 10 septembre à Vienne, à augmenter la production pour faire baisser des cours qui battent chaque jour des records dangereux pour l’économie européenne. «Nous demandons aux pays producteurs et plus spécialement à ceux de l’Opep de prendre les mesures nécessaires», a déclaré lors d’une conférence de presse le commissaire européen à l’Énergie, l’Espagnole Loyola de Palacio. L’objectif serait de stabiliser les prix autour «d’une vingtaine de dollars le baril», contre près de 34 jeudi, alors que le coût de production moyen dans l’Opep est de 2 dollars. Il y va d’ailleurs de l’intérêt bien compris des pays producteurs, a averti Loyola de Palacio : si les prix restent élevés, des gisements peu rentables seront remis en exploitation, provoquant une baisse importante des cours. «Il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or», a-t-elle dit. Mais la Commission ne croit guère à une baisse rapide des cours, le mécanisme choisi par l’Opep pour les stabiliser étant jugé totalement inefficace par le commissaire à l’Énergie. «Une partie (des) facteurs “fondamentaux” continuent – et continueront vraisemblablement au cours des deux années à venir – à permettre à l’Opep de garder la maîtrise du marché et d’entretenir une tension sur celui-ci», peut-on lire dans la «note d’information» adoptée jeudi dernier par la Commission européenne. La croissance économique et démographique feront en effet que la demande mondiale passera de 9,3 milliards de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2000 à 15 milliards de TEP en 2020. La Commission s’est donc penchée sur les paramètres sur lesquels les États membres de l’UE peuvent jouer pour créer un semblant de politique commune de l’énergie, toujours rejetée jusqu’ici pour des raisons de souveraineté nationale. Elle écarte d’emblée l’idée des pays producteurs, qui conseillent aux pays consommateurs de réduire la fiscalité sur les carburants, qui représente plus de la moitié du prix, dans la mesure où cela enverrait un «mauvais signal» à l’Opep. Elle demande également aux pays membres de faire jouer la concurrence à la pompe, très réduite actuellement, ce qui a pour effet de pousser les prix à la hausse. Mais c’est surtout à une approche tombée en disgrâce par la faute de prix du pétrole trop bas qu’appelle la Commission.
Énergies alternatives, chasse au gaspillage et recours au nucléaire : face à la hausse des prix du pétrole, la Commission européenne a redécouvert les recettes en vogue dans les années 1970 et 1980. Les 20 commissaires européens ont adopté lors de leur réunion mercredi dernier un document sur la stratégie à suivre par l’Union européenne pour faire face à un phénomène jugé «inquiétant». L’Exécutif européen commence par exhorter les pays de l’Opep, qui se réunissent le 10 septembre à Vienne, à augmenter la production pour faire baisser des cours qui battent chaque jour des records dangereux pour l’économie européenne. «Nous demandons aux pays producteurs et plus spécialement à ceux de l’Opep de prendre les mesures nécessaires», a déclaré lors d’une conférence de presse le commissaire européen...