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Actualités - Chronologie

Environnement Moïse au secours de la Sérénissime

Contrairement à l’avis récent d’experts en archéologie, le maire de Venise ne croit pas que la Sérénissime risque d’être engloutie sous les eaux plus rapidement que prévu. «D’un point de vue scientifique, leurs conclusions sont incorrectes», assure Paolo Costa dans un entretien accordé à Reuters depuis son bureau dominant le Grand canal de Venise, appelée à s’enfoncer de 20 à 50 centimètres supplémentaires dans les 50 années à venir à en croire ces prévisions. La semaine dernière, un archéologue américain ayant étudié les origines de Venise avait conclu dans la revue Science que la cité lagunaire sombrerait plus vite que prévu jusqu’ici. Et pour Albert Ammerman, qui habite Venise, les projets visant à établir des barrages contre la montée des eaux ne serviraient en fait à rien. D’après l’étude réalisée par cet Américain, Venise a perdu en moyenne sept centimètres par siècle depuis un millier d’années mais elle s’est affaissée de 24 centimètres pour le seul XXe siècle. Pour le maire, un économiste et ancien professeur des universités, l’étude américaine ne tient pas compte du fait que le rythme d’affaissement de la ville, bâtie sur des millions de piliers en bois enfoncés, dans un terrain marécageux, s’est bel et bien ralenti ces dernières années. Plus important encore, l’édile conteste le fait que l’étude repose sur des projections à venir de réchauffement de la Terre pour étayer son affirmation selon laquelle les protections envisagées seraient insuffisantes. Selon les prévisions de l’archéologue américain, la ville sombrera deux fois plus vite que les projections de la municipalité. Venise envisage de bâtir un barrage, baptisé Moïse, ou plutôt une série d’ouvrages mobiles pour un coût d’environ quatre milliards de dollars. Ce projet existe depuis 1966, année durant laquelle la Sérénissime a failli être engloutie par les eaux d’inondation. Le projet Moïse reste, depuis, très controversé.
Contrairement à l’avis récent d’experts en archéologie, le maire de Venise ne croit pas que la Sérénissime risque d’être engloutie sous les eaux plus rapidement que prévu. «D’un point de vue scientifique, leurs conclusions sont incorrectes», assure Paolo Costa dans un entretien accordé à Reuters depuis son bureau dominant le Grand canal de Venise, appelée à s’enfoncer de 20 à 50 centimètres supplémentaires dans les 50 années à venir à en croire ces prévisions. La semaine dernière, un archéologue américain ayant étudié les origines de Venise avait conclu dans la revue Science que la cité lagunaire sombrerait plus vite que prévu jusqu’ici. Et pour Albert Ammerman, qui habite Venise, les projets visant à établir des barrages contre la montée des eaux ne serviraient en fait à rien. D’après...