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Actualités - Chronologie

Les bijoux volés d'Hélène de Troie

Amoureux fervent de la Grèce antique et amateur d’histoire, Heinrich Schliemann se transforme en archéologue. Il part en Asie mineure sur les pas d’Homère, à la recherche des lieux mythiques de l’Iliade et de l’Odyssée. Il réussit à localiser sur une colline, celle d’Hissarlik, des ruines qu’il identifie comme les ruines de Troie. En 1873, il exhume un vrai trésor composé de bijoux en or qui, selon lui, appartiendraient à Hélène de Troie, la mythique reine qui, selon Homère, fut la cause de la guerre de Troie. Schliemann réussit à transférer sa trouvaille à Athènes, la déposant dans un lieu secret, qui ne serait qu’un vieil entrepôt. L’empire Ottoman se considérant lésé, n’obtiendra que quelques pièces de monnaie et un dédommagement de 50000 francs or. En 1880, le «trésor de Priam» est offert par Schliemann au Musée de Berlin. Selon les estimations archéologiques, le trésor en question serait antérieur d’un millénaire aux événements relatés par Homère. Son importance serait donc bien plus grande que celle que Schliemann insistait à lui accorder en l’attribuant à la belle Hélène. Durant la guerre de 1945, le trésor est entreposé dans une des caves du jardin zoologique de Berlin, d’où il disparaît durant les bombardements. On le croît perdu mais, en fait, les troupes soviétiques, profitant de la confusion, s’en sont emparé de toutes ses pièces transférées en Russie par avion, le confiant à la KGB qui devient ainsi le dépositaire. Ce n’est qu’en 1992 qu’Eltsine révélera la vérité en précisant que le trésor se trouvait dans une des réserves du Musée Pouchkine de Moscou. À qui revient le trésor à présent ? L’imbroglio juridique est des plus épineux. La Turquie, terre d’où il fut exhumé, le réclame. L’Allemagne, patrie de Schliemann, le revendique. La Grèce, sa patrie historique, le réclame comme son bien. La Russie qui le détient le garde... Les négociations se poursuivent depuis des années. Il semblerait que les fabuleuses trouvailles devraient un jour revenir à Berlin d’où elles ont été subtilisées... Un inventaire précis, établi en 1995, a révélé qu’à part quelques pièces en argent doré, le trésor comporte plusieurs milliers de pièces de fabuleuse valeur archéologique, susceptibles de jeter une lumière neuve sur une période de l’histoire qui reste encore bien brumeuse. Car, malgré la persistance de Schliemann d’attribuer sa trouvaille à la femme de Menélas, enlevée par Pâris, le prince troyen qui provoque la guerre, décrite dans l’Iliade, tout démontre que c’est plus de mille ans qui séparent les bijoux trouvés du cou de la belle séductrice...
Amoureux fervent de la Grèce antique et amateur d’histoire, Heinrich Schliemann se transforme en archéologue. Il part en Asie mineure sur les pas d’Homère, à la recherche des lieux mythiques de l’Iliade et de l’Odyssée. Il réussit à localiser sur une colline, celle d’Hissarlik, des ruines qu’il identifie comme les ruines de Troie. En 1873, il exhume un vrai trésor composé de bijoux en or qui, selon lui, appartiendraient à Hélène de Troie, la mythique reine qui, selon Homère, fut la cause de la guerre de Troie. Schliemann réussit à transférer sa trouvaille à Athènes, la déposant dans un lieu secret, qui ne serait qu’un vieil entrepôt. L’empire Ottoman se considérant lésé, n’obtiendra que quelques pièces de monnaie et un dédommagement de 50000 francs or. En 1880, le «trésor de Priam» est offert...