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Actualités - Reportages

Photographies Vicky Mokbel : l'image , espace de beauté ...(photos)

Elle voulait devenir architecte ou peintre. Les circonstances l’ont menée à la photo. Un domaine dans lequel Vicky Mokbel s’est lancée avec le sens esthétique, le goût du détail et la recherche de la perfection qui la caractérisent. Photographe publicitaire, cette jeune femme aime également tirer des portraits artistiques «qui soulignent ce qu’il y a de beau chez une personne, autant physiquement que moralement». Aux antipodes du travail «instantané» des reporters, et de leurs photos «volées», celui de Vicky Mokbel est étudié, mis en scène, patiemment élaboré. Mais garde cependant un cachet de naturel et de simplicité. «Je construis ma photo de A à Z. De l’idée, la conception de la scène, au développement et au tirage en passant par le choix de l’angle, de l’éclairage, du format, rien n’est laissé au hasard». Sans pour autant verser dans les effets spéciaux, «qui ne sont pas vraiment mon créneau», souligne-t-elle. Composition d’ambiance Son diplôme d’«Icart photo» (des établissements Denis Huisseman, à Paris) en poche, Vicky Mokbel fait plusieurs stages dans de grands studios publicitaires (Studio des Plantes, Burk) ainsi que dans (les départements photos) de grandes institutions telles que l’Opéra Garnier, le musée des Invalides. Puis après un bref passage chez un photographe de mode, elle devient l’assistante du photographe publicitaire François Henri. «J’ai travaillé quatre ans avec lui. C’est là que j’ai tout appris», dit-elle. De retour au pays, elle se dirige donc tout naturellement vers la photo publicitaire. Un choix motivé par l’expérience certes, mais également par le goût du défi, «car c’est le créneau le plus complexe techniquement». «On n’est jamais devant un même projet. Il n’y a aucune constante. Tout est tout le temps variable : que ce soit le matériel, le contact avec le client, le stylisme, la création, etc. Contrairement au travail de reportage, celui de la photo de studio se fait à partir de quelque chose qui n’existe pas. Nous ne retranscrivons pas un vécu, une image déjà présente, visuelle. Nous créons une situation». Au départ, ce qui l’intéressait c’était surtout le jeu des lignes, des contrastes entre ombres et lumières, des volumes… Cette vision architecturale s’est étoffée par la suite d’une recherche de composition, d’effets d’éclairage et de création d’ambiance. Aujourd’hui, après plus de douze ans de pratique, Vicky Mokbel affirme continuer à rechercher le meilleur cliché. Loin de partager la thèse des «instantanistes» ou l’idée que «la première photo est toujours la meilleure», elle ne se lasse pas de peaufiner son ouvrage. «C’est au bout de plusieurs essais que je finis par obtenir ce que je veux. Ce quelque chose de précis que j’ai en tête depuis le début de la séance». Un procédé dont elle se sert aussi bien dans ses clichés publicitaires, que dans le portrait façon studio des années trente, vers lequel elle s’est dirigée, pour le plaisir, il y a quelques années. «J’ai commencé par demander à des amis de poser. Il y avait des personnes autour de moi qui m’inspiraient, qui me donnaient envie de leur “tirer” le portrait. Pas nécessairement pour leur beauté physique, mais parce qu’elles avaient une aura, une expression, une attitude, un regard, un port de tête, une peau, des mains, j’avais envie d’en donner une retranscription personnelle». Qui donne : des visages, des silhouettes, qui prennent la pose, toujours en noir et blanc, «pour le côté intemporel, qui fait rêver». Atmosphère, atmosphère… La photo témoignage, Vicky Mokbel n’est pas contre, mais à condition qu’elle reste artistique. «J’aime faire une belle image, même sur un sujet de reportage dur». Que ce soit dans un portrait, une scène ou une composition, cette esthète est toujours à la recherche du beau. La caméra comme instrument d’évasion ? «La réalité n’est souvent pas très jolie. Alors quand il s’agit d’immortaliser, pourquoi ne pas privilégier la beauté plutôt que les laideurs et les imperfections ?» Vicky, elle, a choisi son camp…
Elle voulait devenir architecte ou peintre. Les circonstances l’ont menée à la photo. Un domaine dans lequel Vicky Mokbel s’est lancée avec le sens esthétique, le goût du détail et la recherche de la perfection qui la caractérisent. Photographe publicitaire, cette jeune femme aime également tirer des portraits artistiques «qui soulignent ce qu’il y a de beau chez une personne, autant physiquement que moralement». Aux antipodes du travail «instantané» des reporters, et de leurs photos «volées», celui de Vicky Mokbel est étudié, mis en scène, patiemment élaboré. Mais garde cependant un cachet de naturel et de simplicité. «Je construis ma photo de A à Z. De l’idée, la conception de la scène, au développement et au tirage en passant par le choix de l’angle, de l’éclairage, du format, rien n’est...