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Actualités - Reportages

Ain Majdalain, le village le plus haut perché du Sud (photos)

Un petit village de 300 habitants, Aïn Majdalaïn, se dresse fièrement à 1 350 mètres d’altitude, au pied de la chaîne montagneuse Toumate Niha surplombant la ville de Jezzine. Fidèle à sa devise, «À la découverte du Liban en marchant», Horizon vert a visité ce village, le plus haut perché du Sud, situé à 80 km de Beyrouth et à 5 km de Jezzine, et qui vit principalement de l’agriculture et de l’élevage. Aïn Majdalaïn porte un nom d’origine araméenne et syriaque. Aïn signifie source, et Magdla, une tour ou une citadelle. Quant à l’appellation Majdalaïn, elle signifie les deux tours. Aïn Majdalaïn est donc la source des deux tours, source qui coule encore aujourd’hui. Une légende raconte la naissance de la localité : selon elle, les terres de Aïn Majdalaïn ont été offertes à un notable de Jezzine de la famille Kanaan par cheikh Béchir Joumblatt, pour le remercier de lui avoir sauvé la vie. En effet, l’émir Béchir II, soupçonnant cheikh Béchir Joumblatt d’ourdir un complot contre lui, ordonna à ses hommes de le liquider. Le notable qui travaillait au sérail de Béchir II était aussi un ami du cheikh Joumblatt. Il fit parvenir à ce dernier un message l’avertissant du danger. Une collecte pour la cloche de l’église Plus tard, les terres qu’il a reçues de cheikh Béchir Joumblatt deviendront le village de Majdalaïn. L’histoire raconte aussi que Béchir Joumblatt sera finalement liquidé par Béchir II car, selon les paroles du grand émir, «le Chouf ne supporte pas deux Béchir». Désireux de construire une église dotée d’un clocher, les habitants de Aïn Majdalaïn s’aperçurent que les fonds manquaient pour la cloche, une fois la construction terminée. Ils décidèrent d’en collecter le prix, en remplissant la «lebbadé», chapeau traditionnel que portait à l’époque le paysan libanais, de livres or turques. Mais la «lebbadé» ne fut remplie qu’à moitié, car l’argent faisait cruellement défaut dans le village. Mis au courant de cette histoire, un négociant en bétail, Habib Chahine, promit aux habitants du village de payer la moitié manquante, si Mar Élias, saint patron des lieux, l’aidait à réaliser une vente qui devait lui rapporter gros. Son vœu fut exaucé et l’église de Aïn Majdalaïn eut sa cloche. Une petite cloche fabriquée à Beit-Chabab et dont le timbre porte très loin, comme pour rappeler à tous qu’il fait bon vivre dans ce petit village, le plus haut perché du Sud.
Un petit village de 300 habitants, Aïn Majdalaïn, se dresse fièrement à 1 350 mètres d’altitude, au pied de la chaîne montagneuse Toumate Niha surplombant la ville de Jezzine. Fidèle à sa devise, «À la découverte du Liban en marchant», Horizon vert a visité ce village, le plus haut perché du Sud, situé à 80 km de Beyrouth et à 5 km de Jezzine, et qui vit principalement de l’agriculture et de l’élevage. Aïn Majdalaïn porte un nom d’origine araméenne et syriaque. Aïn signifie source, et Magdla, une tour ou une citadelle. Quant à l’appellation Majdalaïn, elle signifie les deux tours. Aïn Majdalaïn est donc la source des deux tours, source qui coule encore aujourd’hui. Une légende raconte la naissance de la localité : selon elle, les terres de Aïn Majdalaïn ont été offertes à un notable de...