Contre toute attente, ce sont les arcades de la rue Maarad, au centre-ville, qui se sont animées les premières. La rue des Banques est le premier quartier à avoir «pris» commercialement dès 1996, car sa clientèle était toute trouvée. Elle est aujourd’hui occupée aux trois quarts. Tout le monde croyait que la renaissance du centre viendrait ensuite du secteur Foch-Allenby. Solidere a choisi d’y installer ses bureaux et, surtout, le magnat de la restauration libanaise Bechara Nammour avait décidé d’y lancer sa Brasserie d’Orient. «Il a suffi qu’il investisse dans ce quartier pour que tous les regards se tournent vers la partie basse du centre-ville», dit un agent immobilier. Mais rénové, décoré et prêt à l’utilisation depuis longtemps, le local n’a toujours pas ouvert. «Je suis parmi les premiers acheteurs du centre-ville, juste après Rabah Idriss», explique le PDG d’Idarat. «Mais je ne suis pas fou. Pour ouvrir un restaurant, il faut une clientèle, or les immeubles alentours sont restés vides». L’installation progressive de bureaux devrait finalement permettre le lancement de la brasserie rebaptisée Baltasar en octobre, espère M. Nammour. Quelque 150 tables sont prévues dans 690 mètres carrés qui ont coûté 2,5 millions de dollars. Idarat prépare un second projet à la limite orientale du centre-ville, au début de Gemmayzé. Ce sera un salon de thé La Durée prévu pour l’automne. La surprise est donc venue du quartier Maarad. L’étincelle a été provoquée par Casper & Gambini. Les restaurants ont un pouvoir propre d’attraction et celui de C&G a produit l’effet voulu : la clientèle a afflué sur sa terrasse devenue le rendez-vous du tout-Beyrouth. Certains n’hésitent pas à parler «d’effet Casper» : l’animation créée par le restaurant a incité ceux qui hésitaient à franchir le pas. Et c’est donc autour de Maarad que les bureaux et les pas de porte se louent le mieux. Une dizaine de restaurants, cafés et brasseries vont ouvrir d’ici la fin de l’année. Le café italien baptisé Copadelio vient de s’installer à Azarieh et à côté de lui, Nicolas Nicolas, propriétaire de l’Opéra de Kaslik prévoit une brasserie. Quant au groupe qui détient le Piazza, il devrait ouvrir un restaurant «Entrecôte» rue Maarad, près d’un nouveau salon de thé français et d’un autre restaurant italien Numero uno. À bien réfléchir pourtant, l’expansion de ce secteur était prévisible. Le quartier est le plus proche de la rue des Banques et de la place Riad el-Solh, dont l’infrastructure a été achevée en premier, notamment en ce qui concerne les parkings.
Contre toute attente, ce sont les arcades de la rue Maarad, au centre-ville, qui se sont animées les premières. La rue des Banques est le premier quartier à avoir «pris» commercialement dès 1996, car sa clientèle était toute trouvée. Elle est aujourd’hui occupée aux trois quarts. Tout le monde croyait que la renaissance du centre viendrait ensuite du secteur Foch-Allenby. Solidere a choisi d’y installer ses bureaux et, surtout, le magnat de la restauration libanaise Bechara Nammour avait décidé d’y lancer sa Brasserie d’Orient. «Il a suffi qu’il investisse dans ce quartier pour que tous les regards se tournent vers la partie basse du centre-ville», dit un agent immobilier. Mais rénové, décoré et prêt à l’utilisation depuis longtemps, le local n’a toujours pas ouvert. «Je suis parmi les premiers...
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