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Actualités - Chronologie

La convention, un modèle de promotion politique

La convention républicaine qui s’est achevée jeudi a été, en terme de promotion politique, un modèle du genre, offrant l’image d’un parti uni et ouvert derrière son candidat George W. Bush. «Je pense que la convention républicaine a été tout à fait remarquable et qu’elle a produit exactement ce que le candidat et ses conseillers recherchaient», a estimé Stephen Hess, un spécialiste de la présidence à l’institut d’études Brookings Institution de Washington. «La façon dont ce rassemblement a su rester centré sur son message est presque sans précédent», a estimé ce spécialiste. Selon lui, cette unité de ton de la campagne Bush est une preuve, non seulement de l’habileté politique des leaders du parti mais de la volonté désespérée des républicains d’accéder à nouveau à la Maison-Blanche après huit ans de pouvoir démocrate. Cette démonstration d’unité laisse le Parti démocrate et son candidat, le vice-président Al Gore, avec une série de défis pour leur propre convention qui se tiendra à Los Angeles dans moins de deux semaines. Cet expert estime que les républicains ont un avantage sur les démocrates. Avec un parti impatient de gagner la Maison-Blanche et capable d’enterrer ses différends comme sur la question de l’avortement, George W. Bush a pu s’adresser directement aux électeurs indépendants et modérés. La différence est grande avec la convention de 1992 où les dissensions avaient éclaté au grand jour, torpillant les espoirs de George Bush, le père, qui avait perdu l’élection présidentielle face à Bill Clinton. Al Gore n’aura pas le luxe de pouvoir ignorer sa base et doit rassembler les démocrates en attaquant le parti adverse, au risque d’apparaître négatif, a expliqué M. Hess. Malgré l’euphorie des délégués, l’impact de la convention républicaine n’est pas encore clair. George W. Bush bénéficie d’une avance dans les sondages mais les scores télévisés de la convention sont en revanche tombés à de nouveaux planchers, semant le doute sur ce que l’électeur moyen a pu voir. Cette convention l’a montré comme un homme prêt à porter de lourdes responsabilités et a mis en avant pour le soutenir des hommes d’expérience comme le général Colin Powell ou son ancien rival dans la course à la nomination, John McCain. L’équipe de campagne a aussi voulu donner corps au slogan «conservateur avec du cœur» et suggérer que le parti ne traitait pas différemment les races, les classes ou même les choix sexuels. Une kyrielle d’orateurs, issus du monde hispanique, asiatique et noir-américain ont grimpé sur le podium. L’intention était de dépeindre les républicains comme un «parti de l’intégration» même si sa base est davantage issue des classes aisées que des quartiers difficiles. Un élu du Congrès, ouvertement homosexuel, Jim Kolbe, a même été invité à parler, provoquant d’ailleurs un des rares moments de dissensions, les délégués texans priant ostensiblement pendant son discours. Les élus républicains du Congrès que le président Bill Clinton avait stigmatisés comme des extrémistes étaient absents de la tribune. Ceux qui avaient dirigé contre lui la procédure de destitution en 1999 n’ont pas davantage été appelés à s’exprimer, même si dans les discours, les allusions à l’honneur de la Maison-Blanche ont été nombreuses. Pour positionner leur candidat, les républicains avaient la tâche difficile de demander un changement, alors que les États-Unis connaissent une prospérité économique sans précédent. Ils ont choisi d’exploiter la différence que fait l’opinion publique entre les résultats de Bill Clinton en terme d’économie - jugés favorablement - et ses valeurs morales - critiquées. «Dès la première heure du premier jour» (...) George W. Bush «restaurera la dignité au sein du bureau ovale», a ainsi déclaré Dick Cheney, le candidat républicain à la vice-présidence.
La convention républicaine qui s’est achevée jeudi a été, en terme de promotion politique, un modèle du genre, offrant l’image d’un parti uni et ouvert derrière son candidat George W. Bush. «Je pense que la convention républicaine a été tout à fait remarquable et qu’elle a produit exactement ce que le candidat et ses conseillers recherchaient», a estimé Stephen Hess, un spécialiste de la présidence à l’institut d’études Brookings Institution de Washington. «La façon dont ce rassemblement a su rester centré sur son message est presque sans précédent», a estimé ce spécialiste. Selon lui, cette unité de ton de la campagne Bush est une preuve, non seulement de l’habileté politique des leaders du parti mais de la volonté désespérée des républicains d’accéder à nouveau à la Maison-Blanche...