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Actualités - Chronologie

L'Afrique sujet dominant des discussions

Une cinquantaine de leaders africains se rendent au sommet du millénaire cette semaine à New York dont les discussions vont être en partie dominées par les conflits armés et les autres fléaux qui affectent le continent. Les grandes puissances veulent profiter de la présence de la plupart des belligérants en République démocratique du Congo (RDC) pour tenter d’organiser un sommet régional en marge de la réunion de l’Onu, ont indiqué des diplomates. Mais la tenue de ce sommet dépend de la présence du président congolais Laurent-Désiré Kabila. «À ce jour, il ne vient pas», affirme un diplomate occidental, ce que confirme la liste des participants publiée vendredi dernier. Une précédente liste mentionnait M. Kabila parmi les chefs d’État attendus au sommet. Le président congolais craint d’être mis au banc des accusés, affirme ce diplomate, après que Kinshasa ait réclamé une révision des accords de paix de Lusaka, signés en juillet et août 1999. Selon la RDC, ces accords perpétuent «l’agression» du Rwanda et de l’Ouganda. La RDC est déchirée par une guerre régionale depuis août 1998. Les forces gouvernementales alliées au Zimbabwe, à la Namibie et à l’Angola combattent une rébellion soutenue par le Rwanda et l’Ouganda. À défaut de sommet régional, les quinze membres du Conseil de sécurité ou les cinq membres permanents (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) pourraient adopter une déclaration sur la RDC. Les diplomates estiment que celle-ci aurait plus de poids que les traditionnelles déclarations du Conseil parce qu’elle serait adoptée par les chefs d’État et les chefs de gouvernement des Quinze. Les membres du Conseil tiendront en effet jeudi après-midi leur propre sommet, qui sera suivi par une réunion des cinq Grands. Le sommet du Conseil devrait également approuver des recommandations pour rendre plus efficaces les opérations de paix des Nations unies, à la lumière de ses échecs au Rwanda, en Bosnie et plus récemment, de son humiliation en Sierra Leone. Les membres du Conseil discutent actuellement d’un renforcement substantiel de la force onusienne en Sierra Leone, qui serait portée de 13 000 à 20 500 Casques bleus, soit pratiquement autant que les treize autres opérations de maintien de la paix réunies. L’Onu prévoit aussi de déployer 4 000 observateurs militaires pour surveiller le cessez-le-feu entre l’Éthiopie et l’Érythrée à l’issue d’une sanglante guerre frontalière de deux ans. Le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi doivent d’ailleurs participer au sommet, de même que le président sierra-léonais, Ahmad Tejan Kabbah. En revanche, ni le président libérien Charles Taylor ni celui du Burkina Faso Blaise Compaoré, qui ont été accusés par les États-Unis de se livrer à un trafic de diamants et d’armes avec les rebelles de Sierra Leone, ne doivent faire le voyage de New York. Plus généralement, les 188 États réunis à l’Onu doivent aussi s’engager sur des objectifs précis pour combattre les multiples fléaux qui frappent la plupart des pays du Sud mais que l’Afrique semble cristalliser : la pauvreté, l’analphabétisme ou la propagation vertigineuse du sida
Une cinquantaine de leaders africains se rendent au sommet du millénaire cette semaine à New York dont les discussions vont être en partie dominées par les conflits armés et les autres fléaux qui affectent le continent. Les grandes puissances veulent profiter de la présence de la plupart des belligérants en République démocratique du Congo (RDC) pour tenter d’organiser un sommet régional en marge de la réunion de l’Onu, ont indiqué des diplomates. Mais la tenue de ce sommet dépend de la présence du président congolais Laurent-Désiré Kabila. «À ce jour, il ne vient pas», affirme un diplomate occidental, ce que confirme la liste des participants publiée vendredi dernier. Une précédente liste mentionnait M. Kabila parmi les chefs d’État attendus au sommet. Le président congolais craint d’être mis au banc...