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Actualités - Chronologie

Etat palestinien : les Quinze embarrassés

Une chance exceptionnelle de parvenir très rapidement à un accord de paix existe au Proche-Orient et les Quinze ont promis d’user de «toute leur influence» pour encourager Israéliens et Palestiniens à surmonter les derniers obstacles. Le processus de paix au Proche-Orient a constitué le thème principal de la première journée d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Union. «Le temps presse pour Barak et Arafat est sous pression», a expliqué Joschka Fischer, le chef de la diplomatie allemande. «Nous, Européens, devons user de toute notre influence sur le monde arabe pour arriver à une solution sur Jérusalem», point principal de blocage entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, une occasion exceptionnelle se présente de faire la paix dans un laps de temps très court, d’ici à fin octobre, et si l’occasion n’est pas saisie, elle risque de ne pas se représenter avant longtemps», a pour sa part averti le porte-parole de la présidence française Anne Gazeau-Secret. Le chef de l’État français, Jacques Chirac, avait souhaité vendredi dernier, lors d’une rencontre à Paris avec le président égyptien Hosni Moubarak, qu’Israéliens et Palestiniens fassent un «petit effort» pour parvenir à un accord, considérant que les deux parties «sont tout près du but». Deux tendances sont toutefois apparues au cours de la discussion à Évian, a-t-on souligné de source diplomatique européenne. La première, «pragmatique», estime que l’Union «n’a pas les moyens politiques de peser sur les négociations en cours, ni sur le statut de Jérusalem, ni sur la question des réfugiés, et qu’elle ne pourra intervenir qu’une fois un accord de paix conclu». La seconde, «plus volontariste», considère qu’il est «frustrant pour l’UE de se présenter dans la région avec son chéquier seulement une fois la paix conclue et qu’elle doit agir politiquement dès maintenant». Dans le premier groupe se retrouvent le Royaume-Uni, les pays nordiques et les Pays-Bas. Dans le second, l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la France, a-t-on précisé. Les Quinze ont en revanche soigneusement évité de prendre position sur l’éventuelle proclamation unilatérale d’un État palestinien indépendant avant tout accord avec Israël. «Si on n’a pas une politique réfléchie, on obtiendra le contraire de ce qu’on voulait», a expliqué Joschka Fischer. Les Quinze se sont prononcés en faveur d’un État palestinien, mais dans le cadre d’un accord avec Israël, lors du Sommet européen de Berlin en juillet 1999. «Les Palestiniens ne vont peut-être pas décider de proclamer un État indépendant. Laissons-les prendre leurs décisions. Il ne faut pas que les Européens compliquent le jeu», a expliqué un responsable français sous couvert de l’anonymat pour justifier le fait qu’aucune déclaration commune sur ce sujet n’était à attendre à Évian. Les ministres ont ensuite débattu des moyens d’améliorer «la visibilité» de la politique extérieure de l’Union qui fournit à elle seule 55 % de l’assistance internationale sans que cet effort ne soit toujours perçu à sa juste valeur. Le chef de la diplomatie britannique Robin Cook préconise de dresser une liste des priorités pour les aides. Son idée est soutenue par l’Allemagne, mais elle suscite des réserves à Paris et à Madrid où l’on redoute que les programmes en faveur de la Méditerranée ne soient pas jugés prioritaires, a-t-on indiqué de source européenne.
Une chance exceptionnelle de parvenir très rapidement à un accord de paix existe au Proche-Orient et les Quinze ont promis d’user de «toute leur influence» pour encourager Israéliens et Palestiniens à surmonter les derniers obstacles. Le processus de paix au Proche-Orient a constitué le thème principal de la première journée d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Union. «Le temps presse pour Barak et Arafat est sous pression», a expliqué Joschka Fischer, le chef de la diplomatie allemande. «Nous, Européens, devons user de toute notre influence sur le monde arabe pour arriver à une solution sur Jérusalem», point principal de blocage entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, une occasion exceptionnelle se présente de faire la paix dans un laps de temps très...