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Actualités - Reportages

Bombardements, pillages et pluies acides ...

Le sud et le centre de Irak sont des étendues de désert. Les uniques monts parsemés sont les tells archéologiques qui abritent dans leur sol d’imposants monuments. Le Dr Mouaid Saïd, archéologue, directeur général des antiquités durant la guerre et actuel conseiller du ministre de la Culture et de l’Information va même jusqu’à affirmer que «ces édifices centenaires ont servi de points de repère à l’aviation de la coalition durant le bombardement de l’Irak en 1990. Or, les murs de fondations de ces monuments en brique sont fragiles. Les petites fissures du début du siècle se sont transformées en larges coupures dans la pierre fragilisée par les bangs des avions de la coalition. Tel est le cas de l’Iwan de Kessra pris comme point de repère pour le bombardement de Bagdad». Dans d’autres cas, les sites archéologiques ont été pris pour cibles par l’aviation. «Nous avons installé nos familles dans les sites archéologiques afin que ces derniers ne soient pas transformés en sites militaires et bombardés, souligne le Dr Mouaid. Ma famille a vécu pendant trois semaines dans le site de Hatra au nord de l’Irak». Mais certains sites, stratégiquement importants, ont été occupés par l’armée. Aujourd’hui encore, la ziggourat d’Our conserve des trous béants dans ses murs et des traces des fusées dans le sol, devant sa façade. Toutefois, faute d’études, les véritables effets de la guerre sur les sites historiques sont encore inconnus. «En 1991, l’aviation de la coalition a bombardé les stations de pétrole entourant Bagdad, explique le Dr Mouaid Saïd, et quatre jours durant nous n’avons pas vu le soleil, à cause du dense brouillard noir qui a enveloppé Bagdad. À ces jours d’enfer ont succédé trois mois de pluies acides qui ont certainement contribué à la dégradation des monuments historiques, sans compter les dégâts écologiques».
Le sud et le centre de Irak sont des étendues de désert. Les uniques monts parsemés sont les tells archéologiques qui abritent dans leur sol d’imposants monuments. Le Dr Mouaid Saïd, archéologue, directeur général des antiquités durant la guerre et actuel conseiller du ministre de la Culture et de l’Information va même jusqu’à affirmer que «ces édifices centenaires ont servi de points de repère à l’aviation de la coalition durant le bombardement de l’Irak en 1990. Or, les murs de fondations de ces monuments en brique sont fragiles. Les petites fissures du début du siècle se sont transformées en larges coupures dans la pierre fragilisée par les bangs des avions de la coalition. Tel est le cas de l’Iwan de Kessra pris comme point de repère pour le bombardement de Bagdad». Dans d’autres cas, les sites...