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Actualités - Reportages

La sauvegarde des vestiges, une priorité

En Syrie, les vestiges archéologiques ne sont pas sacrifiés au profit du développement urbain ou à la réalisation rapide des travaux d’infrastructure. En fait, archéologues et ingénieurs travaillent ensemble. Ainsi, à Damas, une tour ayyoubide vient d’être mise au jour. «Afin de limiter les embouteillages à l’est de la capitale, le ministère des Affaires publiques a décidé d’agrandir l’autoroute et de percer un passage souterrain, explique le Dr Michel Makdessi, directeur des fouilles en Syrie. Les travaux étaient surveillés par des archéologues de la DGA et, lors de l’apparition des vestiges, les plans ont été modifiés pour nous permettre d’effectuer des fouilles archéologiques. Voyant qu’il s’agit d’une tour ayyoubide en dehors des murs de la vieille ville, nous avons décidé de la conserver. Pour réaliser ce projet, tout le tracé de la nouvelle autoroute a été revu et 40 millions de livres syriennes ont été dépensées. Mais nous tenons à la conservation de notre patrimoine», poursuit-il. En dehors des villes, la conservation des sites archéologiques en danger est aussi assurée. La construction du barrage el-Assad, risquant d’engloutir sous l’eau une centaine de sites archéologiques, la direction générale des Antiquités a lancé un appel aux universités du monde entier pour fouiller les sites avant leur disparition. La catastrophe a été évitée de justesse et des sites extraordinaires ont été ainsi découverts. Tel est le cas du site néolithique de Jerf el-Ahmar, situé sur les bords de l’Euphrate. «Les maisons de ce village datant de 9000 ans av. J-C avaient des formes architecturales très diverses. Elles expliquaient en fait l’évolution de l’architecture civile», explique Thaér Yartah, archéologue, représentant la DGA au site de Jerf el-Ahmar. «Ainsi, les maisons les plus anciennes sont de forme circulaire, leur forme a, par la suite, évolué, les murs sont devenus droits et les angles moins arrondis. Toutefois, cette architecture a subi une réelle révolution quand l’homme a découvert l’angle droit», poursuit-il. Ce village était trop important pour le voir disparaître sous l’eau sans rien faire. «Nous avons alors procédé au démontage des maisons les plus typiques, explique M. Yartah. Les pierres ont été numérotées, enlevées et déposées dans les dépôts du musée de Deir el-Zor. Démonter le village était une réelle course contre la montre. Parfois, dans la nuit, le niveau de l’eau montait et submergeait l’emplacement des maisons démontées la veille». Quant à l’objectif de la sauvegarde, il a été atteint.
En Syrie, les vestiges archéologiques ne sont pas sacrifiés au profit du développement urbain ou à la réalisation rapide des travaux d’infrastructure. En fait, archéologues et ingénieurs travaillent ensemble. Ainsi, à Damas, une tour ayyoubide vient d’être mise au jour. «Afin de limiter les embouteillages à l’est de la capitale, le ministère des Affaires publiques a décidé d’agrandir l’autoroute et de percer un passage souterrain, explique le Dr Michel Makdessi, directeur des fouilles en Syrie. Les travaux étaient surveillés par des archéologues de la DGA et, lors de l’apparition des vestiges, les plans ont été modifiés pour nous permettre d’effectuer des fouilles archéologiques. Voyant qu’il s’agit d’une tour ayyoubide en dehors des murs de la vieille ville, nous avons décidé de la conserver....