Les missions archéologiques travaillant sur les nombreux sites archéologiques en Syrie déterrent tous les ans de nouveaux vestiges. Certains sont spectaculaires, d’autres moins grandioses, mais modifient des hypothèses et éclairent les chercheurs sur le développement de la vie dans ce pays. La préhistoire a ainsi révélé nombre de ses mystères. La prospection du cours du fleuve de l’Oronte, par une équipe française, a permis de suivre les déplacements de l’homme préhistorique dans ce pays et de mettre au jour un grand matériel en silex datant d’un million d’années. «Cette découverte nous a permis de conclure que l’Homo-erectus a vécu en Syrie», explique M. Jammous. Toutefois, l’une des plus grandes découvertes dans le monde de la préhistoire a eu lieu dans la grotte de Daydarieh, située dans la région d’Alep et fouillée par une équipe syro-japonaise. Deux squelettes d’enfant datant du Neandertal ont été déterrés. «C’est la première fois qu’un squelette entier vieux de quelque 80 000 ans est mis au jour. Cette découverte a contribué au progrès de la paléontologie humaine», explique le Dr Michel Makdessi, directeur des fouilles en Syrie. Les deux squelettes sont actuellement exposés dans la salle réservée à la préhistoire en Syrie, au musée de Damas. Les périodes historiques sont aussi largement étudiées. En fait, des fouilles se poursuivent sur les grands sites tels que Mari ou Ebla. Dans ce dernier site, la mission syro-italienne déterre tous les ans des tablettes d’argile sur lesquelles sont gravés des textes économiques et sociaux. Et c’est bien grâce à ces inscriptions que l’importance de ce royaume, ses relations avec les autres cités nous sont connues. Quant à Ougarit, la ville phénicienne, elle continue à livrer ses secrets sous les pioches des archéologues français et syriens. En fait, les dernières tablettes découvertes révèlent l’existence de villages mis sous la domination de cette cité principale. Les fouilles continuent actuellement dans la demeure du grand commerçant Ouridmou, œuvre d’architecture civile. La mission syro-américaine dans le site de Himoukar a éventé une ville entière datant du 1600 av. J-C. Les murs des maisons de cette ville sont percés de fenêtres permettant ainsi l’aération. C’est l’une des plus anciennes villes du monde. D’autres sites archéologiques révèlent, année après année, les relations établies entre les cités du monde antique. Sur le site de Sianno, par exemple, c’est un panneau orné d’une écriture hiéroglyphique qui a illustré le lien entre la reine Hator d’Égypte et le roi de Sianno au IIIe millénaire av. J-C qui a été déterré. Aujourd’hui encore les fouilles se poursuivent en Syrie. Quels trésors cette riche terre pourra-t-elle encore révéler ?
Les missions archéologiques travaillant sur les nombreux sites archéologiques en Syrie déterrent tous les ans de nouveaux vestiges. Certains sont spectaculaires, d’autres moins grandioses, mais modifient des hypothèses et éclairent les chercheurs sur le développement de la vie dans ce pays. La préhistoire a ainsi révélé nombre de ses mystères. La prospection du cours du fleuve de l’Oronte, par une équipe française, a permis de suivre les déplacements de l’homme préhistorique dans ce pays et de mettre au jour un grand matériel en silex datant d’un million d’années. «Cette découverte nous a permis de conclure que l’Homo-erectus a vécu en Syrie», explique M. Jammous. Toutefois, l’une des plus grandes découvertes dans le monde de la préhistoire a eu lieu dans la grotte de Daydarieh, située dans la...
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