Greenspan ne prévoit pas de ralentissement économique notable
le 26 août 2000 à 00h00
Le président de la Banque fédérale de réserve, Alan Greenspan, a estimé hier qu’un ralentissement économique notable pourrait entraîner des réactions protectionnistes mais qu’un tel ralentissement n’était pas à l’ordre du jour. «Tout ralentissement des performances économiques par rapport au niveau de ces dernières années (...) ferait courir le risque de réveiller les sentiments hostiles aux systèmes économiques de marché même parmi des responsables politiques établis», a déclaré Alan Greenspan lors d’un discours prononcé lors d’une conférence sur l’intégration de l’économie mondiale à Jackson Hole (Wyoming). «Pour le moment, un tel ralentissement n’est pas prévu et ces attitudes (protectionnistes) ne sont pas répandues. Mais elles transparaissent dans certains arguments contre le système d’échange mondial invoqués à Washington et à Seattle l’année dernière», a estimé le président de la Banque centrale américaine. «Le changement des idées économiques et des opinions établies depuis les années 1970 a été remarquable. Au risque d’une trop grande simplification, il y a eu un retour notable des idées vers le libéralisme du XIXe siècle, la déréglementation et les privatisations devenant les pivots des politiques de réforme», a estimé Alan Greenspan. Selon lui, l’affrontement idéologique n’est plus entre capitalisme et socialisme mais sur la nature et l’ampleur des mesures pour remédier aux caractéristiques les moins souhaitables de la libre concurrence. Il a souligné que l’Europe continentale avait choisi de davantage protéger les travailleurs mais que les coûts de cette politique avaient nui aux investissements dans le secteur de la haute technologie par rapport aux États-Unis. Alan Greenspan a notamment souligné que la plus grande facilité avec laquelle les employeurs américains peuvent renvoyer et engager des employés «a contribué à créer un taux d’emploi plus fort aux États-Unis que chez la majorité de nos principaux partenaires commerciaux». «Il est particulièrement ironique de constater que les Européens trouvent de plus en plus attirant d’investir aux États-Unis et comptent pour une part de plus en plus importante du montant grandissant de l’investissement étranger direct et en portefeuille», a affirmé M. Greenspan.
Le président de la Banque fédérale de réserve, Alan Greenspan, a estimé hier qu’un ralentissement économique notable pourrait entraîner des réactions protectionnistes mais qu’un tel ralentissement n’était pas à l’ordre du jour. «Tout ralentissement des performances économiques par rapport au niveau de ces dernières années (...) ferait courir le risque de réveiller les sentiments hostiles aux systèmes économiques de marché même parmi des responsables politiques établis», a déclaré Alan Greenspan lors d’un discours prononcé lors d’une conférence sur l’intégration de l’économie mondiale à Jackson Hole (Wyoming). «Pour le moment, un tel ralentissement n’est pas prévu et ces attitudes (protectionnistes) ne sont pas répandues. Mais elles transparaissent dans certains arguments contre le système...
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