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Actualités - Chronologie

France Accident dans le métro parisien : 24 blessés

La voiture de tête d’une rame du métro parisien s’est renversée hier à la station Notre-Dame de Lorette (IXe arrondissement), un accident rarissime dans l’histoire du métro, qui a fait 24 blessés légers ou peu sérieux. L’accident est survenu à 13h25, sur la ligne 12 (Porte de la Chapelle-Mairie d’Issy), alors que la rame venait d’emprunter une courbe assez prononcée et légèrement en pente descendante, en provenance de la station Saint-Georges. «Nous n’avons pas d’éléments d’explication pour le moment», a déclaré Jean-Paul Bailly, PDG de la régie, en précisant que trois pistes étaient privilégiées : «L’état de la voie, une éventuelle défaillance mécanique et une faute de conduite, notamment liée à la vitesse». Selon une source proche de l’enquête, «l’hypothèse d’une vitesse excessive n’est pas à écarter mais n’est pas privilégiée par rapport à d’autres». Par ailleurs, la régie précisait que l’enregistreur de vitesse de la rame était en cours d’analyse. «Il serait primordial de déterminer si le conducteur était en pilotage manuel ou automatique», a affirmé de son côté un technicien de la RATP, délégué Force ouvrière. «Manuel, sa responsabilité est engagée. Automatique, il faut rechercher un problème technique», a-t-il estimé. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «blessures involontaires». En début de soirée, magistrats, policiers et experts étaient présents sur les lieux. À la demande du ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, une enquête administrative et technique a par ailleurs été ouverte par la Direction régionale de l’équipement d’Île-de-France. Quelques minutes après l’accident, le contrôleur général chargé de la sécurité à la RATP, Alain Caire, avait affirmé que «la rame circulait à 35-40 km/h dans le sens Porte de la Chapelle-Mairie d’Issy». «Elle s’approchait de la station lorsque la première voiture s’est couchée sur la voie opposée. Le convoi s’est arrêté à un mètre de la rame circulant dans le sens opposé, qui était alors immobilisée à la station Notre-Dame de Lorette», avait-il expliqué. L’hypothèse de la vitesse excessive était par ailleurs évoquée par un passager, un touriste britannique interrogé par France Info, selon lequel «le train a pris de la vitesse, il allait très vite, toujours plus vite, c’était effrayant». «Jamais, depuis 31 ans que je suis à la RATP, je n’avais vu une voiture se coucher ainsi», a affirmé pour sa part Alain Caire. C’est la première fois dans l’histoire de la régie, qui célèbre cette année le centenaire de la création du métro parisien, qu’une rame se couche ainsi sur la voie. Plusieurs personnalités ont souligné le bilan finalement très limité de l’accident, dont le nouveau ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant, qui s’est rendu sur les lieux pour sa première sortie et s’est réjoui que le «bilan ne soit pas dramatique alors qu’il aurait pu l’être». Les 24 victimes ne souffrent en effet pour l’essentiel que de blessures légères, quelques-unes seulement ayant été touchées aux membres inférieurs, selon le préfet de police Philippe Massoni. Quarante-deux autres personnes, qui se trouvaient dans le métro qui stationnait en sens inverse ou sur le quai de la station et qui ont subi un choc psychologique, ont été réconfortées sur place et prises en charge par des médecins spécialisés. 170 pompiers de 20 casernes ont été mobilisés. Deux postes médicaux avancés ont été installés, l’un dans les couloirs de la station et l’autre dans le café Le Métro situé à proximité.
La voiture de tête d’une rame du métro parisien s’est renversée hier à la station Notre-Dame de Lorette (IXe arrondissement), un accident rarissime dans l’histoire du métro, qui a fait 24 blessés légers ou peu sérieux. L’accident est survenu à 13h25, sur la ligne 12 (Porte de la Chapelle-Mairie d’Issy), alors que la rame venait d’emprunter une courbe assez prononcée et légèrement en pente descendante, en provenance de la station Saint-Georges. «Nous n’avons pas d’éléments d’explication pour le moment», a déclaré Jean-Paul Bailly, PDG de la régie, en précisant que trois pistes étaient privilégiées : «L’état de la voie, une éventuelle défaillance mécanique et une faute de conduite, notamment liée à la vitesse». Selon une source proche de l’enquête, «l’hypothèse d’une vitesse...