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Actualités - Chronologie

Football - Coupe d'Asie des nations Course contre la montre à J-45

Le Liban a mis les bouchées doubles ces derniers jours pour terminer l’infrastructure qui doit accueillir en octobre la Coupe d’Asie des nations 2000. Il a fallu l’intervention personnelle du chef de l’État Émile Lahoud pour que les travaux s’accélèrent. Sur ses instructions, le nombre des membres des équipes travaillant sur les chantiers des stades de Tripoli (Liban-Nord) et de Beyrouth a été doublé et le rythme des travaux se poursuit désormais presque 24 heures sur 24. La Confédération asiatique de football, dont une délégation avait constaté lors d’une tournée d’inspection au Liban au début du mois que beaucoup restait à faire, avait lancé un ultimatum aux organisateurs, les sommant de garantir l’achèvement des travaux dans les temps, sous peine de leur retirer l’organisation du tournoi. Le Liban aurait dans ce cas eu à payer des millions de dollars comme frais de transfert, qui auraient profité à la Malaisie, et aurait été exclu du tournoi. Avancée des travaux Les organisateurs libanais, réalisant le sérieux de la menace, se sont empressés de faire tout leur possible pour que le tournoi, prévu du 12 au 29 octobre, se déroule comme prévu chez eux. Ils se sont ainsi engagés devant la Confédération asiatique de football à ce que tout soit prêt d’ici au 15 septembre. La Confédération à Kuala Lumpur a confirmé avoir reçu des garanties en ce sens du comité organisateur libanais, du ministère de la Jeunesse et des Sports et du Conseil pour le développement et la reconstruction. D’ailleurs, une délégation de la Confédération, composée de son vice-président, le Koweïtien Ahmad Taqi, et d’un membre de son comité exécutif, le Qatarien Mohammad ben Hammam, a pu constater lors d’une deuxième visite non prévue au Liban, le 20 août, l’état d’avancement des travaux. «Tout indique que les travaux seront terminés à temps, a déclaré M. Taqi. Par exemple, le chantier du stade de Tripoli s’est transformé en ruche d’abeilles alors qu’il était quasiment abandonné lors de notre précédente visite». La Confédération s’est surtout félicitée de l’intervention du président Lahoud, qu’elle avait sollicitée afin de faire pression sur les organismes chargés des travaux. Cette course contre la montre a été déclenchée alors même que les espoirs des Libanais de maintenir l’organisation du tournoi étaient quasiment nuls. Même la Confédération avait parlé d’un «miracle», en notant que ni les stades, ni les salles de presse, ni les parkings, ni «les terrains de football ne pouvaient être terminés à temps, que ce soit à Tripoli ou à la Cité sportive de Beyrouth». Le Liban avait été sélectionné pour organiser ce tournoi lors de la dernière édition qui s’était déroulée à Abou Dhabi. Il avait alors recueilli 14 voix contre 2 à la Chine. Un important effort pour aménager les stades avait été entamé sous le gouvernement du Premier ministre Rafic Hariri (1992-1998). Ainsi la reconstruction de la Cité sportive, un vaste complexe à l’entrée de Beyrouth, avait pu être terminée à temps pour accueillir les Jeux panarabes en 1997 malgré les destructions occasionnées quelques mois auparavant par des bombardements israéliens. La Cité sportive, inaugurée en 1957, était considérée à l’époque comme le plus grand complexe sportif de la région. Elle avait été complètement détruite par l’aviation israélienne en 1982. Le Liban dispose actuellement de 4 stades d’une capacité d’accueil de 20 000 spectateurs, alors que la Cité sportive peut en accueillir jusqu’a 55 000.
Le Liban a mis les bouchées doubles ces derniers jours pour terminer l’infrastructure qui doit accueillir en octobre la Coupe d’Asie des nations 2000. Il a fallu l’intervention personnelle du chef de l’État Émile Lahoud pour que les travaux s’accélèrent. Sur ses instructions, le nombre des membres des équipes travaillant sur les chantiers des stades de Tripoli (Liban-Nord) et de Beyrouth a été doublé et le rythme des travaux se poursuit désormais presque 24 heures sur 24. La Confédération asiatique de football, dont une délégation avait constaté lors d’une tournée d’inspection au Liban au début du mois que beaucoup restait à faire, avait lancé un ultimatum aux organisateurs, les sommant de garantir l’achèvement des travaux dans les temps, sous peine de leur retirer l’organisation du tournoi. Le Liban...