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Actualités - Chronologie

Décor de rêve pour les débuts du triathlon

Le triathlon ne pouvait rêver d’un décor plus grandiose pour faire son entrée sur la scène olympique qu’à Sydney, où l’épreuve se déroulera sur un parcours pour carte postale autour du port de la ville. Quinze cents mètres dans l’eau, 40 km à vélo, 10 km à pied, de quoi user les organismes des concurrents, qui sortiront de l’onde dans une mêlée d’éclaboussements et de coups de coude. Ils sécheront bien vite au guidon de leurs vélos profilés avant un nouveau changement d’identité à la Wonderwoman, quittant leurs chaussures de vélo pour des tenues de course à pied. En dépit des problèmes musculaires que peuvent entraîner de tels changements d’effort, la plupart des triathlètes réalisent des temps sur 10 km qui, voilà quelques dizaines d’années, leur auraient presque valu une médaille olympique sur la distance. Jadis décrié comme une session de rattrapage pour les ratés des trois disciplines, le triathlon est désormais reconnu comme une épreuve olympique à part entière. Le triathlon est une discipline à l’histoire récente, ses premiers balbutiements remontant aux années 70. C’est à Hawaii que tout s’est structuré. En 1978, la course au large de Waïkiki, longue de 3,8 km, le tour cycliste de Hawaii (180 km) et le marathon de Honolulu ont été rassemblés pour donner lieu à la première édition du «Ironman» : l’homme de fer d’Hawaii». Le succès ne s’est jamais démenti et l’audience télévisée a vite dépassé toutes les espérances, le public raffolant de ces images d’athlètes épuisés, rampant presque sur la ligne d’arrivée. Si peu de gens avaient la condition nécessaire pour prendre part au rendez-vous hawaiien, l’épreuve a fait des émules, plus ramassés, plus courts, qui ont permis à des spécialistes des trois sports de s’y essayer. Petit à petit, des distances standards se sont imposées. Mais une querelle sur les réglements s’est instaurée, qui dure encore. Querelles Le point le plus débattu concerne l’épreuve cycliste, où il fut longtemps interdit de s’abriter dans le sillage d’un adversaire, comme dans un contre-la-montre. C’est toujours la règle dans les épreuves amateurs. Mais chez les professionnels et dans les grandes épreuves, la règle a peu à peu volé en éclats et les pelotons de triathlètes ressemblent désormais à s’y méprendre aux pelotons cycliste traditionnels. Les puristes estiment que ce laisser-aller a dévalué l’importance du vélo et donné une importance disproportionnée à la course, les leaders se contentant souvent de se surveiller en tête de peloton. Cette évolution pose également des problèmes logistiques puisque les arrivées se font en masse et le changement de tenue se déroule dans un joyeux désordre où vélos, casques et chaussures volent bas. Mais le sport a aussi dû faire face à des différends politiques, plusieurs fédérations s’affrontant pour régenter le sport. En Australie, où le triathlon est très populaire, certains triathlètes dépités ont passé plus de temps avec leurs avocats qu’avec leurs entraîneurs à contester le système de sélection pour les Jeux. Les responsables australiens n’ont rien fait pour arranger les choses, l’organisation des championnats du monde de Perth en avril ayant été en tout point catastrophique. Le sommet a été atteint dans l’épreuve dames, où les meilleures avaient signé des temps record sur 10 km avant de se rendre compte que le parcours était trop court. Du coup, une nouvelle controverse avait vu le jour, de nombreux athlètes remettant en cause leur non-qualification pour les Jeux sur la base d’une épreuve tronquée. La crainte d’attaques de requins s’est aussi installée après l’annonce un peu prématurée que les organisateurs utiliseraient des sonars pour les faire fuir. Ces craintes sont maintenant apaisées et le principal souci des concurrents, désormais, sera de ne pas perdre ses lunettes dans la mêlée de départ.
Le triathlon ne pouvait rêver d’un décor plus grandiose pour faire son entrée sur la scène olympique qu’à Sydney, où l’épreuve se déroulera sur un parcours pour carte postale autour du port de la ville. Quinze cents mètres dans l’eau, 40 km à vélo, 10 km à pied, de quoi user les organismes des concurrents, qui sortiront de l’onde dans une mêlée d’éclaboussements et de coups de coude. Ils sécheront bien vite au guidon de leurs vélos profilés avant un nouveau changement d’identité à la Wonderwoman, quittant leurs chaussures de vélo pour des tenues de course à pied. En dépit des problèmes musculaires que peuvent entraîner de tels changements d’effort, la plupart des triathlètes réalisent des temps sur 10 km qui, voilà quelques dizaines d’années, leur auraient presque valu une médaille...