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Actualités - Interviews

Samaranch : je suis peut-être resté trop longtemps(photo)

Le président du Comité international olympique (CIO) Juan Antonio Samaranch estime qu’il était «peut-être resté trop longtemps» à la tête de cette organisation, dans un entretien au quotidien Die Welt, hier. «Mon rêve était de devenir président du CIO et je l’ai réalisé. Peut-être suis-je resté trop longtemps à cette place. Quand je me retirerai l’année prochaine, j’aurai accompli 21 ans de présidence. Ce qui constitue le deuxième mandat le plus long après celui du baron de Coubertin, 29 ans, et devant Avery Brundage, 20 ans», a déclaré M. Samaranch, élu président en 1980. Le dirigeant espagnol, dans ce même entretien, ne s’est pas prononcé sur le choix de son successeur : «Je pense qu’il y aura trois, quatre ou cinq candidats. (...) Je ne dirais jamais que l’un est plus fort que l’autre. Si vous me demandez quel doit être son profil, je dirais cependant qu’il devra s’agir d’un ancien athlète ayant participé aux Jeux olympiques». Interrogé sur la possibilité d’une candidature de l’Américaine Anita DeFrantz, vice-présidente du CIO, M. Samaranch a répondu : «Elle peut être candidate. Elle répond à toutes les conditions : elle siège au comité exécutif, elle a remporté une médaille olympique et c’est une femme». Le président du CIO a aussi estimé que, suite au scandale de corruption entourant l’attribution des JO d’hiver 2002 à Salt Lake City, «de nombreuses règles vont pouvoir changer au sein du CIO. Il y a eu une véritable révolution et je peux vous assurer que, sans cette crise, il aurait été impossible d’amener les membres du CIO à renoncer à nombre de leurs privilèges et pouvoirs». Questionné sur la possibilité que le CIO choisisse comme président une personne ayant fait l’objet d’une condamnation dans le cadre de «l’affaire Salt Lake City», M. Samaranch a répondu : «Je ne sais pas. Je ne peux pas répondre à cette question, très délicate pour moi. C’est aux membres du CIO d’en décider». Concernant enfin la proposition du CIO d’un défilé commun de la Corée du Nord et de la Corée du Sud lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Sydney le 15 septembre, M. Samaranch a indiqué que «seule une réponse positive de la Corée du Sud nous a été pour l’instant communiquée. Nous n’avons encore aucune réaction de la Corée du Nord».
Le président du Comité international olympique (CIO) Juan Antonio Samaranch estime qu’il était «peut-être resté trop longtemps» à la tête de cette organisation, dans un entretien au quotidien Die Welt, hier. «Mon rêve était de devenir président du CIO et je l’ai réalisé. Peut-être suis-je resté trop longtemps à cette place. Quand je me retirerai l’année prochaine, j’aurai accompli 21 ans de présidence. Ce qui constitue le deuxième mandat le plus long après celui du baron de Coubertin, 29 ans, et devant Avery Brundage, 20 ans», a déclaré M. Samaranch, élu président en 1980. Le dirigeant espagnol, dans ce même entretien, ne s’est pas prononcé sur le choix de son successeur : «Je pense qu’il y aura trois, quatre ou cinq candidats. (...) Je ne dirais jamais que l’un est plus fort que l’autre. Si...