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Actualités - Opinion

En gros plan Pensée unique

– La pensée unique continue à faire des ravages. Pas seulement en politique. Le cinéma n’est pas épargné: je veux parler, plus spécialement, de la critique cinématographique. À Paris, si vous ne suivez pas le courant à la mode – autrement dit, si vous n’êtes pas (furieusement) tendance – on ne vous prend pas au sérieux, pour ne pas dire autre chose. Sont surtout concernés quelques metteurs en scène «culte» (selon la formule con-sacrée!) dont il est interdit de dire le moindre mal. – Il y a eu Paul Verhoeven, qu’avait lancé (en 92), le film, largement surestimé Basic Instinct, où Sharon Stone dévoilait généreusement son «talent». En 97, le même cinéaste avait commis, selon les critères de la science-fiction des années 50, un film intitulé Starship Troopers. Lequel donna lieu, parce que signé Verhoeven, à des interprétations politico-idéologiques aussi forcées que déplacées. Mais il est un autre exemple, très actuel et significatif. Il s’agit de John Woo. Venu de Hong Kong et travaillant à Hollywood, John Woo est l’idole absolue dont les films sont analysés, disséqués, admirés sans la moindre réserve. Et pourtant... En 93, Hard Target (avec Jean-Claude Van Damme!) n’est qu’un film d’action comme tant d’autres; la même remarque est valable, en 96, pour Broken Arrow avec John Travolta. En 97, Face/Off (avec Nicolas Cage et encore Travolta) est plus ambitieux, mais force sur la violence et abuse des effets spéciaux. Aujourd’hui, voici donc M.I.2. On s’extasie. Sur quoi? Un Tom Cruise plus virtuel que réel? Ah oui, les séquences d’action filmées comme des «ballets» (?!) Facile, répétitif et lassant... Si tout ce cirque (bien orchestré, d’accord) n’était pas l’œuvre de John Woo, qu’en aurait-on écrit?? Gardons notre sang-froid et attendons John Woo au tournant... de son prochain film.
– La pensée unique continue à faire des ravages. Pas seulement en politique. Le cinéma n’est pas épargné: je veux parler, plus spécialement, de la critique cinématographique. À Paris, si vous ne suivez pas le courant à la mode – autrement dit, si vous n’êtes pas (furieusement) tendance – on ne vous prend pas au sérieux, pour ne pas dire autre chose. Sont surtout concernés quelques metteurs en scène «culte» (selon la formule con-sacrée!) dont il est interdit de dire le moindre mal. – Il y a eu Paul Verhoeven, qu’avait lancé (en 92), le film, largement surestimé Basic Instinct, où Sharon Stone dévoilait généreusement son «talent». En 97, le même cinéaste avait commis, selon les critères de la science-fiction des années 50, un film intitulé Starship Troopers. Lequel donna lieu, parce que signé...