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Actualités - Chronologie

Côte d'Ivoire L'élection présidentielle probablement reportée

L’élection présidentielle, étape périlleuse du processus de retour de la Côte d’Ivoire à un régime civil et prévue le 17 septembre, devrait être reportée d’au moins un mois à la demande de la Commission nationale électorale (CNE). La CNE, qui organise et supervise le scrutin, a demandé au gouvernement de reporter le premier tour de la présidentielle au 15 ou au 22 octobre. Dans une déclaration à la presse, le président de la CNE, Honoré Guié, a notamment expliqué qu’une vingtaine de décrets d’application devaient être préparés et soumis au gouvernement, après l’adoption, le 23 juillet par référendum, de la nouvelle Constitution et du nouveau code électoral. Il a signalé que le budget de l’élection, qui a été revu après les difficultés rencontrées dans l’organisation du référendum, n’était pas encore mis en place. Le recensement des jeunes électeurs, la majorité étant passée de 21 à 18 ans dans la nouvelle Constitution, n’est pas encore terminé. Selon M. Guié, seuls 250 000 jeunes concernés se sont inscrits alors que 800 000 à un million étaient attendus. Selon M. Guié, le report proposé «permettra à la CNE d’accomplir sa mission avec plus d’efficacité et de sérénité» et il a rappelé la «totale adhésion de la CNE à la volonté du gouvernement de respecter ses engagements et sortir de la transition au plus tôt». Plusieurs formations politiques, dont l’ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ont indiqué qu’elles ne s’opposeraient pas à un report des élections si cela devait permettre d’en assurer la transparence et l’équité. Le président de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), le Togolais Gnassingbé Eyadéma, avait également préconisé le 15 août un report à fin octobre de la présidentielle. «Moi qui suis allé là-bas, je ne crois pas que l’on soit prêt le 17 septembre, je crois que ce serait plutôt fin octobre ; si l’on se donne un mois, je crois qu’ils seront prêts», avait dit le président togolais. Début août, le chef de l’État sénégalais, Abdoulaye Wade, avait également jugé «difficile voire impossible» la tenue de la présidentielle ivoirienne le 17 septembre. Ce report pourrait entraîner celui de la publication très attendue de la liste des candidats à la présidentielle retenus par la chambre constitutionnelle de la Cour suprême. La chambre constitutionnelle étudie les dossiers de candidature depuis le 21 août et doit, selon la Constitution, se prononcer sur leur validité au plus tard 15 jours avant le premier tour. Une polémique sur l’éligibilité de plusieurs des candidats les plus sérieux fait rage en Côte d’Ivoire. Le candidat du Rassemblement des républicains (RDR), l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara, est accusé par ses adversaires d’avoir une nationalité ivoirienne douteuse et de «s’être prévalu d’une autre nationalité», ce qui entraîne, selon eux, son inéligibilité. M. Ouattara affirme que rien ne pourra l’empêcher ni d’être candidat ni d’être élu. Ses partisans ont lancé un débat sur l’éligibilité du chef de la junte, le général Robert Gueï, arguant qu’il ne serait pas, comme il l’affirme, général à la retraite. Or, le code électoral interdit aux militaires en exercice de se présenter à l’élection présidentielle. Le candidat du PDCI, l’ancien ministre de l’Intérieur Émile Constant Bombet, pourrait aussi être interdit de présidentielle pour cause de problèmes judiciaires. Inculpé pour détournement de fonds, il a été blanchi par le général Gueï lui-même, mais n’a pas obtenu de non-lieu. Le sort réservé à la candidature maintenue du président déchu Henri Konan Bédié fait également problème. La CNE n’a pas souhaité samedi répondre aux questions des journalistes et n’a pas précisé si la date de publication de la liste des candidats retenus serait elle aussi reportée.
L’élection présidentielle, étape périlleuse du processus de retour de la Côte d’Ivoire à un régime civil et prévue le 17 septembre, devrait être reportée d’au moins un mois à la demande de la Commission nationale électorale (CNE). La CNE, qui organise et supervise le scrutin, a demandé au gouvernement de reporter le premier tour de la présidentielle au 15 ou au 22 octobre. Dans une déclaration à la presse, le président de la CNE, Honoré Guié, a notamment expliqué qu’une vingtaine de décrets d’application devaient être préparés et soumis au gouvernement, après l’adoption, le 23 juillet par référendum, de la nouvelle Constitution et du nouveau code électoral. Il a signalé que le budget de l’élection, qui a été revu après les difficultés rencontrées dans l’organisation du référendum,...