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Actualités - Chronologie

Mondialisation L'OMC conteste être le cauchemar des peuples pauvres

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a rejeté les conclusions de deux experts de la Commission des droits de l’homme de l’Onu estimant qu’elle est devenue «un véritable cauchemar» pour les peuples les plus pauvres, ont annoncé des sources diplomatiques à Genève. Le directeur général adjoint de l’OMC Miguel Rodriguez Mendoza a adressé il y a huit jours, au nom du directeur général Mike Moore qui était absent, une lettre au haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Mary Robinson. Il y «exprime la très vive préoccupation (de l’OMC) pour la terminologie, la méthodologie et les conclusions principales» contenues dans ce rapport, selon les mêmes sources. L’OMC a été épinglée dans un rapport incendiaire de deux juristes ougandais, Oloka Onyango, et sri lankais, Deepika Udagama, sur «les effets de la mondialisation sur la pleine jouissance des droits de l’homme». Mme Robinson n’est pas personnellement responsable de ce document rédigé par les deux juristes pour la sous-commission des droits de l’homme, qui s’est achevée vendredi dernier, et non encore soumis à la Commission des droits de l’homme, reconnaît la lettre de Miguel Rodriguez Mendeza. Ce dernier conteste avec vigueur que les règles de l’OMC soient injustes et partiales, selon les diplomates. Comment se fait-il, demande-t-il, que plus de 130 États membres, dont les deux tiers en développement, et 30 autres pays candidats soient «désireux d’être liés par des règles injustes» ? «Si des pays en développement sont pressés d’adhérer à l’OMC, c’est qu’ils savent que ses règles les protégeront des mesures unilatérales», affirme-t-il. Le rapport est «hautement contradictoire avec les positions du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, qui a souligné le rôle important» joué par le Gatt puis l’OMC, estime Miguel Rodriguez Mendeza, toujours selon les mêmes sources. La lettre cite un discours de juillet 1998 dans lequel M. Annan reconnaissait notamment que «le système commercial ouvert et fondé sur des règles a généré une poussée extraordinaire de la prospérité et des réductions radicales de pauvreté». L’échec de la conférence ministérielle de Seattle en décembre est, selon Miguel Rodriguez Mendeza, la démonstration que le consensus n’est pas juste une façade, et que tout membre peut bloquer les décisions, ont indiqué les mêmes sources diplomatiques. Les États membres ont engagé un processus pour améliorer le fonctionnement de l’OMC, et la situation difficile des pays en développement affecte leur participation non seulement à l’OMC mais dans tous les autres organismes internationaux, affirme Miguel Rodriguez Mendeza. «Il est injuste et inexact de laisser entendre que la situation est particulière à l’OMC», dit-il selon les diplomates. «À part une référence aux brevets, le rapport n’identifie aucun cas où un prétendu conflit existe entre l’OMC et les conventions des droits de l’homme», note le responsable, en estimant que des «conclusions générales» sont tirées des accords de l’OMC, et qu’elles «ne sont fondées sur aucune preuve empirique». Miguel Rodriguez Mendeza reproche enfin aux deux chercheurs de s’être basés sur des articles d’opinion sans chercher à enquêter à l’OMC et à rencontrer ses responsables, et les invite à le faire.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a rejeté les conclusions de deux experts de la Commission des droits de l’homme de l’Onu estimant qu’elle est devenue «un véritable cauchemar» pour les peuples les plus pauvres, ont annoncé des sources diplomatiques à Genève. Le directeur général adjoint de l’OMC Miguel Rodriguez Mendoza a adressé il y a huit jours, au nom du directeur général Mike Moore qui était absent, une lettre au haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Mary Robinson. Il y «exprime la très vive préoccupation (de l’OMC) pour la terminologie, la méthodologie et les conclusions principales» contenues dans ce rapport, selon les mêmes sources. L’OMC a été épinglée dans un rapport incendiaire de deux juristes ougandais, Oloka Onyango, et sri lankais, Deepika Udagama,...