Les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler en France, comme dans l’ensemble des pays de l’Union européenne, alors que parallèlement le taux d’activité des hommes diminue, selon une étude du Centre d’études de l’emploi. Dans l’Union européenne, 59,2 % des femmes avaient une activité professionnelle en 1999 contre 78,1 % des hommes. Ces chiffres recouvrent des réalités différentes. Si plus des trois quarts (76,1 %) des Danoises étaient actives, moins de la moitié des Italiennes travaillaient (45,6 %). La France se situe au-dessus de la moyenne européenne avec un taux d’activité féminin de 62,2 %. Cependant, dans tous les pays européens, les hommes avaient un taux d’activité supérieur à celui des femmes. Ces écarts étaient plus élevés dans les pays de l’Europe du Sud (27 à 28 points en Italie, Grèce, Espagne) que dans ceux de l’Europe du Nord (5 à 8 points en Suède, Finlande et Danemark), la France se situant à mi-chemin avec 13,3 points de différence. Plus souvent actives, les femmes travaillent de plus en plus à temps partiel : en moyenne un tiers des emplois féminins dans l’UE. Aux Pays-Bas, 68,6 % des femmes actives occupaient un emploi à temps partiel, contre seulement 10,5 % en Grèce. Avec 31,5 %, la France était légèrement en dessous de la moyenne européenne (33,4 %). C’est aux Pays-Bas que l’écart entre hommes et femmes en matière de temps partiel était le plus important (17,9 % des hommes). Dans la majorité des cas, le travail à temps partiel n’est pas un choix. En Grèce, en Finlande et en Italie, plus de 30 % des femmes à temps partiel déclaraient ne pas avoir trouvé de plein-temps, et plus de 20 % en France, Belgique, Espagne, Portugal et Suède. Mais au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Pays-Bas, près de 80 % des femmes à temps partiel indiquent que cela correspond à un souhait. Les inégalités hommes-femmes se retrouvent aussi dans la répartition du chômage. En moyenne en 1999, 11 % des femmes sont au chômage en Europe contre 8,2 % pour les hommes. Les Espagnoles sont les plus touchées (23 %) par le chômage et les Luxembourgeoises le moins (3,3 %). Le Royaume-Uni, la Suède et l’Irlande font figurent d’exception, ils comptent plus d’hommes frappés par le chômage que de femmes. Le niveau d’éducation des femmes et leur activité sur le marché du travail sont fortement liés : plus elles sont diplômées, plus le taux d’emploi est élevé et se rapproche de celui des hommes. En Italie, 37,5 % des femmes (85 % des hommes) qui ont un faible niveau d’éducation occupent un emploi, contre 77,7 % des femmes (89,8 % des hommes) ayant un niveau supérieur. En France, le taux d’emploi atteint 56,7 % pour les femmes (79,7 % pour les hommes) les moins diplômées, et 80,6 % pour celles ayant suivi un enseignement supérieur (90,1 % pour les hommes). En Belgique, au Danemark, en Finlande et en Suède, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à atteindre un niveau d’études supérieures.
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