La commission d’arbitrage de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), réunie hier à Monaco, a condamné les trois athlètes britanniques Linford Christie, Doug Walker et Gary Cadogan, contrôlés positifs à la nandrolone, à une suspension minimum de deux ans à compter de la date du contrôle, a annoncé un communiqué de l’IAAF. Cadogan, Christie et Walker, qui avaient été suspendus, devront purger cette sanction à compter respectivement du 28 novembre 1998, du 13 février 1999 et du 1er décembre 1998. La commission de discipline de la Fédération britannique (UK Athletics) avait lavé de tout soupçon ces trois athlètes. La commission d’arbitrage de l’IAAF avait entendu jeudi l’Écossais Doug Walker, champion d’Europe du 200 m et du 400 m en 1998. L’ancienne étoile du sprint, Lindford Christie, et son compatriote spécialiste du 400 m, Gary Cadogan, ne s’étaient pas déplacés en Principauté. Christie, 40 ans, champion olympique du 100 m en 1992 à Barcelone, était déjà semi-retraité au moment de son contrôle antidopage positif à la nandrolone en février 1999. Début septembre, la commission de discipline de la Fédération britannique l’avait innocenté. Dans son communiqué, l’IAAF a précisé que ces sanctions n’empêchaient pas Christie de poursuivre ses activités d’entraîneur. Christie: 100 fois le taux admis Walker, 26 ans, avait été contrôlé positif en décembre 1998. Il avait été suspendu temporairement le 24 mars 1999 par la Fédération britannique avant d’être innocenté le 29 juillet, celle-ci estimant que l’ingestion de norandrostedione (NOR-19), précurseur de la nandrolone, avait été «accidentelle». Selon le communiqué de l’IAAF, «chez les hommes, le taux de nandrolone admis est fixé à 2 nanogrammes (milliardièmes de grammes) par millilitre. Or, le taux de Cadogan était de 10,6 ng/ml, celui de Walker de 12,59 ng/ml et celui de Christie de 200 ng/ml». La présence de nandrolone est mesurée d’après celle de deux métabolites, 19 NA et 19 NE, produits de la dégradation du stéroïde dans l’organisme. On trouve ces deux métabolites dans les urines des femmes enceintes à des taux de 1 à 2 nanogrammes (milliardièmes de gramme) en moyenne. Par ailleurs, la commission d’arbitrage de l’IAAF devrait examiner «avant les Jeux olympiques» le cas de deux autres athlètes, le Britannique Mark Richardson et le Hongrois Gabor Dobos. Richardson, âgé de 27 ans, a également été contrôlé positif à la nandrolone le 27 octobre dernier puis blanchi par sa fédération. Il est sélectionné pour Sydney après avoir remporté, le 13 août, le 400 m des sélections olympiques britanniques, qui font également office de championnats nationaux, en 45 sec 55/100, à Birmingham. Vice-champion olympique du relais 4x400 m en 1996, il doit donc encore attendre pour savoir si l’IAAF l’autorisera à participer aux Jeux olympiques à Sydney. Le sprinteur hongrois Gabor Dobos avait pour sa part été contrôlé positif à la stanozolol, un anabolisant.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La commission d’arbitrage de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), réunie hier à Monaco, a condamné les trois athlètes britanniques Linford Christie, Doug Walker et Gary Cadogan, contrôlés positifs à la nandrolone, à une suspension minimum de deux ans à compter de la date du contrôle, a annoncé un communiqué de l’IAAF. Cadogan, Christie et Walker, qui avaient été suspendus, devront purger cette sanction à compter respectivement du 28 novembre 1998, du 13 février 1999 et du 1er décembre 1998. La commission de discipline de la Fédération britannique (UK Athletics) avait lavé de tout soupçon ces trois athlètes. La commission d’arbitrage de l’IAAF avait entendu jeudi l’Écossais Doug Walker, champion d’Europe du 200 m et du 400 m en 1998. L’ancienne étoile du sprint, Lindford Christie, et...